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Mariage des enfants : "L'âge du mariage doit être bien défini, estime Mme Brigitte Abio
Le mariage des enfants ou encore mariage précoce demeure préoccupant en République démocratique du Congo. Depuis quelques années, le gouvernement, les organisations de la société civile et les partenaires tels que le Fonds des Nations Unies pour l'enfant (Unicef) et le Fonds des Nations unies pour la population ( UNFPA) unissent leurs efforts pour mettre fin à ce phénomène qui détruit l'avenir et le rêve des milliers de filles. Ce, malgré l'adoption de la Loi Portant Protection de l'Enfant en 2009.
Pour aborder la question de mariage précoce, nous avons échangé avec Mme Brigitte Abio Kombe, cheffe de travaux à l'Institut Supérieur Pédagogique de ISIRO, chef-lieu de la province de Haut-Uélé dans la partie orientale du pays qui estime que pour mettre fin à ce phénomène, il est essentiel d'adopter une approche globale et multidimensionnelle en renforçant des mesures légale, éducative et de protection. Brève, une réponse claire et structurée à la question.
Selon elle, il faudra renforcer les lois existantes, notamment concernant l'âge du mariage pour la fille ( 18 ans ) et le garçon ( 21 ans). Aussi, renforcer le contrôle administratif en exigeant les preuves de la maturité ainsi que le consentement des parents ou de tuteurs.
Elle est d'avis qu'il faudra intégrer, dans le programme scolaire, les cours sur les droits des enfants, la sexualité et les conséquences des mariages des enfants. Elle propose, dès lors, des campagnes de sensibilisation pour soutenir les initiatives communautaires afin d'éduquer les parents et les jeunes sur les risques des mariages précoces.
S'agissant de la protection des droits des enfants, la CT Brigitte Abio a insisté sur le renforcement des mécanismes de protection des enfants en cas de mariage prématuré. Elle a préconisé un accès équitable à l'école à tous les enfants pour leur permettre de poursuivre leurs études aussi un soutien psychologique en offrant des services de consulting pour les jeunes victimes de mariage précoce.
Enfin, cette enseignante a mis l'accent sur l'accès à la justice pour permettre aux enfants de demander l'annulation de leur mariage si cela est contraire à leur volonté. Il est inadmissible qu'un enfant s'occupe d'un autre enfant, a soutenu Mme Brigitte Abio. La place d'un enfant fille comme garçon est à l'école pour sa formation et son épanouissement, a-t-elle conclu.
Mathy Musau