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Malgré l’augmentation dU NOMBRE DE cimenteries : Le prix du ciment ne baisse pas
Ce que les Congolais connaissent sur le marché de ciment est tout simplement incompréhensible. Alors que partout ailleurs le prix de ce produit n’atteint pas l’équivalent de 10 dollars américains, en RDC il est toujours au-dessus de ce montant. Sauf une seule fois, il est descendu à plus ou moins 8 dollars américains grâce à la perspicacité du ministre de l’Economie de l’époque de 1+4. Depuis lors, ce marché connaît une instabilité qui ne dit pas son nom.
Pendant très longtemps, la RDC n’a disposé que d’une seule cimenterie, celle de Lukala, la Cimenterie de Lukala (Cilu). À cette époque, la loi de l’offre et de la demande devait logiquement prévaloir, mais depuis que cette cimenterie a perdu le monopole en raison de la création de la cimenterie Kongo (CIMKO) installée sur la Nationale n° 1 (Kinshasa-Matadi) et de PPC Barnet, localisée non loin du village Malanga sur la route provinciale 111 communément appelée route Kimpese – Luozi, les prix de ciment n’ ont enregistré aucune chute. Au contraire, comme c’est le cas actuellement, ce produit coûte au-delà de 10 dollars américains. Aucun économiste n’a jamais su expliquer aux Congolais ce phénomène. Quel miracle avait opéré ce ministre-là de 1+4 pour faire chuter le prix de ciment alors que l’offre n’est pas comparable à celle d’aujourd’hui bien que la demande ait fortement augmenté à cause de la construction de nombreuses infrastructures?
Il y a donc quelque part un problème de contrôle des prix des biens qui se pose. C’est ici que les inspecteurs du ministère de l’Economie sont appelés à faire voir leur compétence. La population espère que le tout nouveau vice-Premier ministre qui a en charge ce secteur va mettre en place un mécanisme susceptible de fixer le prix qui reflète la vérité.
En outre, il convient de souligner l’importance du ciment sur la vie des citoyens pour insister sur le prix de ce produit qui doit être attractif. Pour preuve, il suffit de circuler à travers nos villes et villages pour voir dans quel type d’habitation vivent les Congolais. Le spectacle est loin de plaire !
À ce propos, il faut noter que l’instabilité des prix ne touche pas uniquement le ciment mais tous les biens importés de consommation courante, notamment les vivres frais et non frais particulièrement les chinchards. Nous nous souviendrons que pour ce dernier produit alimentaire, un des précédents gouvernements avait décidé de réduire très sensiblement le prix d’un carton autour de 20-30 dollars américains. Malheureusement, sur le marché, la réalité est tout autre. Redynamiser l’inspection de l’économie pour la placer au même diapason que celle des finances, c’est l’un desdéfis que l’actuel gouvernement est appelé à relever. D’autant plus que la hausse régulière des prix des biens de première nécessité a des conséquences néfastes sur le vécu quotidien des Congolais.
Muke MUKE