Dernière minute
Société
Bafinikaka milinga te". Cette phrase en lingala " Bafinikaka milinga te " se traduit littéralement par " On ne couvre pas les fumées " (ou " On ne cache pas les fumées "). Ici, il importe de traduire au pluriel " fumées" - bien que ce soit un peu rare - la forme du singulier étant " mulinga" (…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
*L'officier et homme des sciences congolais a été exalté pour son parcours fructueux au service de la Nation
Le Rassemblement des Acteurs de la Renaissance du Congo (RAREC) a rendu un…
Étranger
La montée en puissance industrielle du Maroc continue de susciter l’intérêt des grandes économies mondiales. Dernier témoignage en date : celui du prestigieux quotidien indien The Economic Times,…
Nation
L'opposant politique et président du parti ECiDé, Martin Fayulu, a lancé un nouvel appel à la mobilisation populaire contre toute initiative visant à modifier l'article 220 de la Constitution du…
LUTTE CONTRE LES EMBOUTEILLAGES A KINSHASA : Des axes à sens uniques temporaires instaurés depuis hier dimanche
Le vice-Premier ministre en charge des Transports, Voies de communication et Désengorgement, Jean-Pierre Bemba propose des mesures pour lutter contre les embouteillages dans la ville de Kinshasa. Il s’agit notamment de la présence des policiers dans les différentes intersections, de prévoir des routes dédiées à sens unique selon l’affluence des véhicules sur les principales artères et l’installation d’une circulation alternée dans d’autres. Ces mesures sont entrées en vigueur depuis hier dimanche 27 octobre.
Ces mesures concernent l’avenue Nguma, les boulevards du 30 juin, Mondjiba et Lumumba. Mais aussi d’autres avenues. La CNPR et la PNC ont implanté dimanche 27 octobre matin des panneaux de signalisation sur certaines artères de la ville de Kinshasa, en application de ces mesures.
LES PARTIES DE L’EST ET DE L’OUEST CONCERNEES
Prises à titre expérimental, ces mesures servent à lutter contre la saturation du trafic routier en vue de désengorger la capitale qui souffre du phénomène ‘’embouteillages’’. L’expertise de la Commission nationale de prévention routière (CNPR) et de l’Office des voiries et drainage (OVD) sera mise à profit pour mener à bien cette lutte. Le directeur technique de la CNPR, Valère Mfumukani, a annoncé ces mesures au cours d’une conférence de presse le samedi 26 octbre.
«Sur instruction du VPM Jean-Pierre Bemba, nous mettons en place des mesures expérimentales pour désengorger les axes routiers les plus fréquentés de la ville», a-t-il annoncé. «Ces initiatives, a-t-il précisé, incluent des changements de sens de circulation sur certaines avenues à des heures spécifiques, ainsi que le renforcement de la présence policière pour réguler le trafic», précisant que toute la manœuvre des véhicules va se réaliser seulement au saut-de-mouton du marché de la Liberté
Deux grandes parties de Kinshasa sont les principales bénéficiaires de ces mesures : la partie de l’Est et celle de l’Ouest.
DE 5H à 10H SENS UNIQUE, DE 15H A 21H, SENS NORMAL
Pour la partie orientale de la ville – vers la Tshangu -, la CNPR prévoit de rendre certaines routes à sens unique aux heures de pointe. La voie rapide allant du pont Matete jusqu’à l’aéroport de Ndjili bénéficiera d’un renforcement de la présence policière aux carrefours clés pour améliorer la fluidité du trafic. L’entrée Apocalypse vers le quartier I, entre la première entrée de N’djili (quartier I) et la seconde (Kimbuta) sera fermée et la circulation sera unidirectionnelle entre 5 heures et 10 heures, puis de nouveau entre 15h et 21 h sur l’axe allant du marché de la Liberté à la première entrée de N’djili. Entre ces périodes, la circulation sera normale.
Quant à la partie Ouest, l’avenue Ouganda et l’avenue du Tourisme sont également concernées. L’avenue Ouganda sera en sens unique de 5h à 10h depuis Météo, avec des ajustements pour éviter les infractions de circulation, apprend-on. La direction sera inversée en fin de journée, à partir de 15 heures. L’avenue du Tourisme, après le rond-point Lyon et à l’entrée du pont Mimosa, sera en sens unique le matin de 5 heures à 10 heures, puis changera à nouveau de sens dans l’après-midi
Par ailleurs, le boulevard Mondjiba, autre axe routier majeur, verra l’utilisation d’une quatrième bande de circulation, de Kintambo-Magasins à la Gare centrale, c’est-à-dire en récupérant la bande après les séparateurs. En effet, de 5 heures à 10 heures, cette bande sera réservée à un sens unique en vue de faciliter la fluidité le matin. Mais à partir de 15 heures, la circulation de cette quatrième bande sera inversée pour permettre le retour des véhicules vers Kintambo-Magasins, alors que les trois bandes habituelles resteront en sens normal.
Selon le vice-Premier ministre des Transports, ces mesures résultent de deux réunions techniques tenues avec les ministères concernés par ce secteur et le Gouverneur de la ville de Kinshasa, de la Police nationale congolaise ainsi que leurs experts où il a été identifié 56 carrefours dont l’engorgement empêche la fluidité de la circulation et par conséquent, la mobilité de la population.
DEMANDE DU CHEF DE L’ETAT
Lors de la dix-huitième réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi 18 octobre 2024, Jean-Pierre Bemba Gombo a présenté une série de mesures issues de deux réunions techniques organisées les 24 septembre et 15 octobre 2024. Ces réunions ont impliqué les ministères concernés ainsi que le gouverneur de la ville de Kinshasa et leurs experts respectifs.
A l’issue de ces réunions consécutives aux recommandations du chef de l’Etat, 56 carrefours dont l’engorgement empêche la fluidité de la circulation ont été identifiés. D’où ces mesures pour y remédier.
Lors des précédentes réunions du Conseil des ministres, le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, avait déjà demandé au gouvernement d’apporter une solution durable aux embouteillages sur les principaux axes routiers de la capitale. Il a insisté sur l’importance de restaurer l’autorité de la police de circulation routière et de faire respecter le code de la route.
Il est de notoriété publique que les embouteillages demeurent depuis plusieurs années un des problèmes cruciaux que vivent au quotidien les Kinois, pratiquement au même titre que leur survie. Le manque criant d’artères secondaires, le mauvais état des artères existantes, l’inexistence du transport par voie ferrée ainsi que l’indiscipline de la police commise à la circulation routière et des chauffeurs eux-mêmes constituent les causes majeures de cette situation. A cela, il y a lieu d’ajouter la surpopulation de la capitale qui compte actuellement près de 20 millions d’habitants pour une ville disposée à en accueillir d’un million.
Il est demandé à la population Kinoise de faire preuve de bienveillance et de s’adapter aux nouvelles dispositions, selon un communiqué de la Cellule de communication de la vice-Primature des Transports. Comme dit un proverbe, on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.
Ces mesures étant à titre expérimental, on verra ce qu’elles peuvent produire. Quitte à revenir aux anciennes habitudes ou chercher d’autres voies et moyens de sortie du phénomène. Kléber KUNGU