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Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
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Lubero : plus de 2 600 morts et des milliers de déplacés dans le secteur de Bapere depuis 2023
La situation sécuritaire demeure extrêmement préoccupante dans le secteur de Bapere, en territoire de Lubero, où les violences armées continuent de faire de nombreuses victimes. Depuis 2023, au moins 2 645 personnes ont été tuées et plus de 56 000 autres contraintes d'abandonner leurs milieux d'origine pour fuir l'insécurité persistante.
À l'origine de cette tragédie humanitaire, les attaques répétées attribuées aux rebelles ADF, dont la présence dans cette partie du Nord-Kivu ne cesse d'aggraver la détérioration du climat sécuritaire. Les populations civiles restent les premières touchées par ces violences, vivant dans la peur permanente et la précarité.
349 personnes tuées depuis le début de 2026
Selon le coordonnateur du réseau FILDEL, qui regroupe plusieurs organisations de la société civile actives dans le secteur de Bapere, le début de l'année 2026 est particulièrement meurtrier. Rien qu'au cours du premier trimestre, 349 personnes auraient déjà été massacrées par des groupes armés, illustrant l'ampleur de la crise en cours.
Face à cette escalade de violences, les organisations locales tentent de mobiliser des réponses humanitaires et communautaires. Zaïdel Katembo affirme qu'une campagne a été lancée afin de sauver des vies humaines en détresse dans plusieurs entités du secteur, notamment à travers l'assistance aux déplacés et le plaidoyer pour une meilleure protection des civils.
Malgré ces initiatives, la situation reste critique et appelle une intervention urgente des autorités compétentes ainsi que des partenaires nationaux et internationaux. Sans mesures sécuritaires renforcées et un appui humanitaire conséquent, le secteur de Bapere risque de sombrer davantage dans une crise prolongée aux conséquences dramatiques pour sa population.
Pascal NDUYIRI