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L'Hôtel de ville invité à déguerpir les occupants illégaux des espaces scolaires
Beaucoup d'écoles tant publiques que privées sont aujourd'hui envahies par des marchés pirates et des garages qui ternissent l'image de la capitale. Les exemples sont légion. Le lycée Movenda dans la commune de Ngiri-Ngiri et l'EP Ste Christine à Makala dans les encablures du rond-point Ngaba en sont les plus parfaites illustrations.
Dans le cadre de l'opération "Kinshasa ezobonga "(Kinshasa se transforme), le gouvernement provincial devrait s'attaquer à ce mal dont les conséquences sont multiples, notamment la mauvaise éducation inculquée, sans le savoir, aux enfants. Ceux-ci risquent de s'imaginer que les règles d'hygiène que l'école leur apprend ne sont que du bluff tant que sur le terrain ils vivent une autre réalité.
Une autre conséquence et non la moindre est le danger que les élèves puissent croire que l'incivisme est la règle de vie en République démocratique du Congo (RDC). Car, le non-respect des décisions des autorités par ces citoyens et l'impunité dont ils jouissent, donnent l'impression que nous vivons dans la jungle où chacun fait sa loi et se comporte comme il l'entend.
En outre, nous venons de constater que la restauration de l'autorité de l'État a commencé avec le déguerpissement des vendeurs qui avaient érigé les marchés pirates dans les environs du marché central. Dans cette mouvance, les autorités sont invitées à élargir leur action dans les autres domaines où l'indiscipline criante des Kinois s'est enracinée. Il s'agit notamment des pollutions sonores qui ont pris de l'ampleur en dépit des instructions fermes du ministre d'État, ministre de la Justice. Les propriétaires des débits de boissons et certains pasteurs des Eglises dites de réveil ont défié sans ambages les autorités. Un mauvais exemple pour leurs partisans et la jeunesse. Il y a également les propriétaires des garages érigés sur la voie publique et, comme dit ci-haut, à côté des écoles. Dans la même catégorie, il sied de citer ceux qui ont abandonné les épaves et leurs véhicules en panne sur les avenues. Malgré le moratoire leur accordé à plusieurs reprises par l'autorité, ils en font fi.
Face à tous ces cas de résistance, la seule voie idoine est le recours à la force de la loi. Aujourd'hui, ceux qui fréquentent le périmètre du marché central dans la commune de Gombe, assaini dans une grande partie, applaudissent la fermeté des autorités urbaines. Le souhait des Kinois est qu'il en soit ainsi pour tous les secteurs pour que la capitale retrouve tant soit peu son image d'antan.
Muke MUKE