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Les parlementaires du Maniema saisissent le ministre des Droits humains
* Pour sa part, Fabrice Puela promet la descente d’une mission conjointe sur place.
Les vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux montrant des hommes non identifiés fouettant des jeunes filles et femmes sans raison valable ont heurté la conscience de plus d’un. Selon des sources crédibles, il s’agit des œuvres d’une milice Maï- Maï active dans le coin depuis longtemps, qui a décidé d’instaurer une « charia » pour punir des femmes qui, selon elle, ne s’habillent pas décemment. Indignés par ces atrocités qui se déroulent à Salamabila, en territoire de Kabambare, dans la province du Maniema, les parlementaires de cette province ont rencontré le ministre des Droits humains pour une solution immédiate.
Se confiant à la presse au sortir de cette séance de travail, le chef de la délégation, le sénateur Augustin Matata Ponyo a déclaré que cette situation est inacceptable. » Il n’est pas normal que dans un pays comme le nôtre, que les rebelles commencent à contrôler une partie du territoire et à imposer une ligne de conduite, que les filles ne portent pas des pantalons moins encore les jupes courtes « . Le sénateur Matata Ponyo et sa délégation attendent du gouvernement central une action efficace pour mettre hors d’état de nuire ces rebelles qui mettent en danger la vie des paisibles citoyens.
Il a expliqué qu’en plein 21ème siècle, il est inadmissible de voir nos chères mamans et sœurs être déshabillées et torturées par un groupe rebelle. « Nous sommes venus au ministère des Droits humains pour porter la voix du peuple du Maniema en général et de Kabambare en particulier, parce que le peuple du territoire de Kabambare se sent abandonné. Il y a des endroits où il n’y a pas de policiers. S’il n’y a pas de policiers, le pouvoir a horreur du vide et les rebelles occupent l’espace. Nous ne sommes pas en mesure de pouvoir transmettre le sentiment pathétique de ce peuple qui se sent abandonné. Nous avons été élus notamment pour porter leur voix. Je crois qu’il est important que le ministère des Droits humains, le ministère de l’Intérieur, le ministère de la Défense et autres puissent expliquer à la population du Maniema, qui se pose la question de savoir si elle est abandonnée ou pas« , a poursuivi cet élu des élus.
Pour sa part, le ministre des Droits humains, Albert-Fabrice Puela a déploré et condamné ces actes d’extrême violence sur la population de Salamabila. Cette situation préoccupe le gouvernement. Il a promis d’échanger avec le Premier ministre, chef du gouvernement afin qu’une mission conjointe de solidarité (ministère de l’Intérieur- Assemblée nationale- Sénat et Assemblée provinciale) soit constituée pour rassurer ces compatriotes que le gouvernement prend à bras-le-corps ce problème. Mathy Musau