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Les impératifs culturels chrétiens du développement
(Par l'Evangéliste Colin NZOLANTIMA)
Evangéliste et économiste, Colin Nzolantima est convaincu que les impératifs culturels des chrétiens peuvent avoir de l'incidence sur le développement de la société. il l'explique dans cette tribune.
Dans les pays qui ont adopté les principes judéo-chrétiens, le développement et la qualité de vie est meilleure que dans les pays à héritage gréco-latin. En effet, Jésus avait dit " Allez et faites de toutes les nations des disciples, et enseignez-les à observer tout ce que je vous ai prescrits "
Dans la majorité des pays à héritage gréco-latin, le service et l'adoration de Dieu sont constitués de danses, des chants, des journées de jeûne et prière, de toute forme d'extravagances (grands édifices, des signes extérieurs, des mobilisations de masses,…). Ainsi, ces pays sont souvent dans une grande précarité et promiscuité.
LES DEUX IMPERATIFS CHRETIENS
Dans le livre " les bénédictions de la Torah " (de Larry Hutch), le rabbin Daniel Lapin dans sa préface a donné deux impératifs chrétiens qui favorisent les conditions socioéconomiques:
1er Se rendre moins vulnérable à la nature
Dans la culture juive et chrétienne, nous avions la conviction d'obéir à la volonté divine en développant la médecine et la technologie médicale pour vaincre les maladies. Ils ont trouvé des insecticides pour sauvegarder nos récoltes ; ils ont construit des barrages pour protéger les populations des crues ; ils ont pris au sérieux le commandement Dieu à Adam et Eve dans Genèse 1:28 " Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la". Soumettre la terre n'a jamais signifié la défigurer ou piller notre environnement. Dieu nous demande d'être des intendants responsables et de nous rendre moins vulnérables face à la nature, qui n'est pas toujours bienveillante
Nous accomplissons la volonté de Dieu en nous protégeant des adversités. Ainsi, Dieu bénit le travail. Ce n'est pas un hasard si l'écrasante majorité des avancées scientifiques techniques a eu pour cadre les pays occidentaux.
2e Préserver la vie humaine
Cette priorité découle directement de nos racines bibliques. Chaque épreuve est une opportunité pour recevoir la sagesse divine et transformer son environnement. Contrairement à plusieurs cultures qui acceptent les fatalités sans chercher les moyens de les surmonter.
En Inde un enfant qui tombait malade était abandonné au bord de la rivière. S'il n'est pas mangé par les crocodiles, dans ce cas on peut le soigner. Et pourtant, William Carey a créé des centres de santé qui éradiquaient ces maladies. Au japon, face au séisme, Merel Vories avait développé une technologie antisismique comme moyen d'évangélisation.
Conclusion du rabbin
Ensemble ces deux valeurs bibliques enracinées dans l'occident en général - et en Amérique en particulier- expliquent en grande partie l'impact très réduit des catastrophes naturelles sur la société occidentale. En d'autres termes, il est clair que la sagesse antique contenue dans la Bible est capable de vaincre la barbarie et de promouvoir la civilisation. Cette sagesse crée des cultures, des sociétés, et des pays prospères.
LA FATALITE DES EGLISES
La culture est la manière de penser, de parler et d'agir d'un peuple. Quelle est notre culture chrétienne? En Belgique, les églises évangéliques et autres ont 625.000 membres. Tandis que 2.150.000 personnes vivent dans une pauvreté extrême. En plus, il y a un budget Wallon de 500 millions d'euro pour éradiquer cette pauvreté. Mais, l'Eglise ne s'y investit pas. Elle pouvait apporter de la compassion et bénéficier aussi de ces fonds pour les personnes au chômage.
En RD Congo, l'Eglise se limite au surnaturel sans chercher la transformation de la société. En 1973, le pays était parmi les plus émergeants. Après 40 ans, il est parmi les plus pauvres à cause de cette mentalité fataliste. Plusieurs catastrophes pouvaient être évitées si la vision de transformation était inculquée aux fidèles. Ils ont été formatés à rechercher le Ciel et non la terre.
Nous avons plusieurs opportunités pour améliorer les conditions de vie de nos compatriotes. En effet, face aux 26 millions des personnes en insécurité alimentaire, l'Eglise pourrait contribuer énormément à la prospérité collective. Les cours d'eau regorgent de plus de deux millions de tonnes de poissons ; les ingénieurs chrétiens pourraient élaborer des projets anti érosifs et préserver des inondations ; elle pouvait enseigner l'éducation civique de la salubrité ; la transformation de nos ressources naturelles (l'agriculture avec 80 millions de terre arable non exploitées) et minières dans les universités pour préserver l'environnement ;…
Avec 80% de chrétiens, le pays serait un paradis si les deux impératifs culturels étaient respectés. C'est un défi que chacun de nous devrait relever. Des introspections individuelle et collective sont requises. Quelle est la situation de notre environnement après autant d'années de prières ? Zacharie 7 nous donne la réponse de Dieu. Il ne s'agit pas de prier, de jeûner et de gesticuler. Mais de revenir au Seigneur par la connaissance, l'obéissance et la pratique des commandements de Dieu.
La cupidité, l'égoïsme, l'injustice sont des fléaux qui détruisent une nation. L'amour de Dieu et du prochain sont les clés de tout développement. Qui est mon prochain ?
Colin NZOLANTIMA