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Mardi 18 novembre 2025 - 05:28

Les idéologies politiques occidentales, causes macrohistoriques de la passion de Lumumba

(Par Jean-Claude Matumweni Makwala, Professeur ordinaire)

Nous poursuivons notre réflexion sur les causes macrohistoriques de la passion de Lumumba. Nous allons nous intéresser à deux épisodes qui ont traduit clairement l'idéologie politique occidentale contre le Noir et de façon particulière.

 

Mais, commençons par rappeler et adapter la thèse forte que nous avons déjà affirmée pour les deux autres causes, à savoir la philosophie et l'idéologie religieuse :

Sans les idéologies politiques, les héros africains étudiés précédemment (Yanga, Mvita Nkanga, Kimpa Vita, Makandal, Toussaint Louverture, Behanzin, Simon Kimbangu, Um Nyobe jusqu'à Lumumba et ceux qui lui ont succédé, à savoir Thomas Sankara ou Laurent-Désiré Kabila entre autres), ces héros n'auraient donc pas été possibles ni nécessaires.

Les deux moments forts de l'idéologie politique occidentale vis-à-vis de l'homme noir sont : le Code noir et l'Acte de Berlin.

 

2.1. Le Code noir

Bien qu'inspiré et promulgué dans un contexte français pour la gestion de ses colonies d'esclaves, le Code noir  émet des principes dont l'application peut être observée dans différents régimes esclavagistes.

On peut donc considérer ce document comme un paradigme des schémas esclavagiste et colonial, quel que soit le territoire de son application.

La réflexion d'Antoine-Félix Morin conforte notre opinion. 

Il écrit en effet : "L'Afrique a connu ses propres systèmes esclavagistes avant l'arrivée des Européens. En revanche, la traite atlantique est caractérisée par un aspect commercial qui utilise l'esclave comme une commodité, d'une importance considérable, au sein d'un système mercantiliste. La traite négrière établit donc un sentiment déshumanisant à l'égard des Noirs puisque ces derniers constituent les piliers de ce nouveau commerce. Cela force, faute d'une justification proprement éthique, les Etats occidentaux pratiquant la traite atlantique à établir une morale sociale et religieuse autour de l'esclavage des Noirs. Cette morale puise ses justifications à travers des édits juridiques, comme le Code Noir, ou même encore à travers la Bible. Les objectifs des lois esclavagistes, particulièrement du côté français, ainsi que l'influence de la papauté et du christianisme sur la moralité de l'esclavage sont les éléments primordiaux à la compréhension des enjeux qui ont justifié la saignée humaine raciste déshumanisante qu'est la traite négrière.  " 

Le document connut deux versions: la première, produite par le ministre Jean-Baptiste Colbert (1619-1683 ; contrôleur général des finances, secrétaire d'Etat à la Maison du roi et secrétaire d'Etat de la Marine), fut promulguée par Louis XIV en 1685. La seconde version date de 1724 et fut promulguée par Louis XV.

Le Code noir est tout aussi explicite que les postulats philosophiques et religieux sur l'esclave, mais il semble un brin plus brutal sur le sujet ; son article 44 déclare sans ambages : "Voulons que les esclaves soient réputés meubles, et comme tels qu'ils entrent dans la communauté, qu'il n'y ait pas de suite par hypothèque pour eux, qu'ils se partagent également entre les cohéritiers sans préciput et droit d'aînesse…". 

Le Code noir encadre ainsi l'esclavage et amplifie à un tel point la brutalité et la violence déjà connues comme méthodes principales dans les rapports maître-esclave, que Christiane Taubira n'hésite pas un seul instant à qualifier la traite et l'esclavage de "crimes contre l'humanité", affirmant que "les textes juridiques ou ecclésiastiques qui les ont organisés percutent la morale universelle" . 

En traitant l'être humain de "bien meuble ", le Code noir n'est pas loin du grammairien et agronome romain Varron qui, au premier siècle avant Jésus-Christ, définissait les esclaves comme du matériel vocal, capable de parler, à la différence du matériel semi-vocal que sont les animaux et du matériel muet, tels que les objets. 

Le pire résidait dans les sanctions pour faits infractionnels tels que la tentative de s'échapper à trois reprises ou encore le fait de frapper son maître. 

Ces infractions valaient la condamnation à mort ; et comme le précise Christine Taubira, " (…) ce n'est pas la mort douce. Les esclaves sont fouettés, lacérés, torturés, pendus ou brûlés, écartelés. " 

Pour finir avec le Code noir, signalons son article 58, qui stipule que les affranchis devront "porter un respect singulier à leurs anciens maîtres, à leurs veuves et à leurs enfants, en sorte que l'injure qu'ils leur auront faite soit punie plus grièvement que si elle était faite à une autre personne. "

Nous avons indexé cet article parce qu'on en verra une application dans l'affaire Lumumba, où l'à-peine affranchi a osé tenir des propos qui ont mis le maître dans une grande colère.

Après cet épisode, il ne restait plus qu'à "punir l'injure plus grièvement", cette injure qu'avait proférée l'affranchi déloyal (Lumumba), ainsi que le prescrivait le Code ; ce prescrit trouva son plein accomplissement le 17 janvier 1961 au bout d'une pénible et humiliante via crucis.   

 

2.2. L'Acte de Berlin

La Conférence de Berlin (15 novembre 1884 - 26 février 1885) résulte de la volonté et surtout de l'impérieuse nécessité de résoudre les problèmes apparus lors de l'occupation des terres africaines par différentes puissances européennes. 

Le traité de Tordesillas (7 juin 1494) imposé par le pape Alexandre VI avait réglé le problème des possessions territoriales dans les terres nouvellement conquises ("terra nullius") entre le Portugal et l'Espagne, seules puissances maritimes et ayant des possessions outre-mer à l'époque. 

Le traité déterminait une ligne de partage suivant un méridien situé à l'ouest des îles du Cap-Vert : les territoires situés à l'ouest appartenaient désormais à la Couronne d'Espagne, incluant les nouvelles découvertes de Christophe Colomb, tandis que ceux situés à l'est, incluant l'Afrique et le Brésil, étaient dévolus au Portugal. 

Mais, dès le milieu du 16ème siècle, de nouvelles puissances émergent, notamment l'Angleterre, les Pays-Bas et la France. 

Elles remettent en cause le traité, dont elles ne sont d'ailleurs pas signataires. 

Avec l'expansion des explorations loin au-delà des côtes africaines, des enjeux et intérêts nouveaux se présentaient sur le continent, où d'importantes ressources venaient d'être découvertes (richesses minières, caoutchouc, etc.) en plus des esclaves et de l'ivoire. 

Dès lors, la ruée vers les possessions africaines était ouverte. 

La France, par l'explorateur Savorgnan de Brazza, réussit à arracher le 3 octobre 1880 un accord de cession de terre au roi Illoy Ier, roi des Bateke, sur la rive ouest du fleuve Congo. 

Léopold II de Belgique, qui a commencé à mettre en place une stratégie coloniale avec l'appui de l'explorateur Henry Morton Stanley, se voit récompensé par la signature d'accords entre ce dernier et des chefs sur l'autre rive, notamment avec Ngaliema, neveu de Illoy, au mépris de l'accord de Savorgnan de Brazza.

Mais il s'agit également d'une région que le Portugal revendiquait au regard de son ancienneté et de ses possessions dans l'ancien royaume kongo, notamment en Angola. 

Le Portugal signe ainsi le 26 février 1884 un traité avec l'Angleterre qui lui reconnaît des droits sur l'embouchure du fleuve Congo. 

Le but est manifestement de bloquer l'accès au littoral à ces puissances qui ont conquis l'hinterland et notamment l'Association internationale du Congo, mandant de Stanley. 

Les ingrédients d'une crise sont réunis. 

Car, ainsi que le déclare Julie d'Andurain, à l'époque de la Conférence, les "explorations étaient déjà entrées dans une phase de concurrence active entre nations européennes. […] Au début des années 1880, les explorations coloniales cédaient progressivement la place aux colonnes militaires" .

Ainsi, à l'initiative du Portugal soutenu par la Grande-Bretagne, Otto von Bismarck, chancelier d'Allemagne, convoque en 1884 à Berlin une conférence regroupant les représentants de 13 nations en Europe ainsi que les États-Unis dans le but d'élaborer une politique commune sur le continent africain.

Dans son préambule, les puissances signataires se disent en effet "préoccupées des moyens d'accroître le bien-être moral et matériel des populations indigènes" mais aussi, en même temps, de "régler, dans un esprit de bonne entente mutuelle, les conditions les plus favorables au développement du commerce et de la civilisation dans certaines régions de l'Afrique, et assurer à tous les peuples les avantages de la libre navigation sur les deux principaux fleuves africains qui se déversent dans l'océan Atlantique, à savoir le Congo et le Niger ; désireux, d'autre part, de prévenir les malentendus et les contestations que pourraient soulever à l'avenir les prises de possession nouvelles sur les côtes de l'Afrique" ; dans les faits, ces deux objectifs : assurer le bien-être des indigènes d'une part et le développement du commerce et de la civilisation ainsi que la prise de possessions nouvelles sur le continent africain d'autre part vont s'avérer difficiles à concilier. 

L'Acte proclame à son article 6, prolongeant le préambule, que : " Toutes les Puissances exerçant des droits de souveraineté ou une influence dans lesdits territoires s'engagent à veiller à la conservation des populations indigènes et à l'amélioration de leurs conditions morales et matérielles d'existence et à concourir à la suppression de l'esclavage et surtout la traite des noirs"  ; et à l'article 9 : " la traite des esclaves étant interdite, et les opérations qui, sur terre ou sur mer, fournissent des esclaves à la traite devant être également considérées comme interdites, les Puissances qui exercent ou qui exerceront des droits de souveraineté, ou une influence dans les territoires formant le bassin conventionnel du Congo, déclarent que ces territoires ne pourront servir ni de marché ni de voie de transit pour la traite des esclaves, de quelque race que ce soit. Chacune de ces Puissances s'y engage à employer tous les moyens en son pouvoir pour mettre fin à ce commerce et pour punir ceux qui s'en occupent ".

" En fait, ils vont instaurer le travail forcé (notamment pour la construction de routes et de ports), et non rémunéré ", commente Christine Gemaux.

La rhétorique humaniste est celle-là même qui sert d'alibi à l'activité colonialiste commencée peu avant Berlin. Léopold II en était devenu le grand champion, maintenant le même discours tout au long du cheminement de son projet à travers les rencontres qu'il convoque et les organisations qu'il crée : la Conférence géographique de Bruxelles (du 12 au 19 septembre 1876), convoquée en vue d'envoyer des expéditions au Congo dans le but d'y abolir la traite des Noirs que continuaient de pratiquer les Arabes et " d'ouvrir à la civilisation la seule partie du globe où elle n'ait point encore pénétré, percer les ténèbres qui enveloppent des populations entières ". L'Association internationale africaine (AIA) qui en résulte, puis le Comité d'études pour le Haut-Congo en 1878, lequel donnera naissance en 1879 à l'Association internationale du Congo (AIC), profèrent le même discours humaniste. 

De telle sorte qu'à la fin de la conférence de Berlin, l'acte ayant été signé et Léopold II s'étant vu octroyer le vaste territoire qui deviendra l'Etat indépendant du Congo puis le Congo belge, le quotidien L'indépendance belge, un des journaux belges les plus lus dans le pays et ayant une large audience internationale, put écrire, le 2 mars 1885: "C'est sur cet immense et distant territoire qu'ont opéré les représentants de l'Europe. En moins de trois mois, ils l'ont doté d'une constitution commerciale et, jusqu'à un certain point, politique. Ils ont pourvu à son avenir, ils y ont décrété la civilisation, ils lui ont donné tout ce qu'il faut pour devenir avec le temps une autre Amérique - une Amérique noire.

Les indigènes, livrés jusqu'ici à toutes les entreprises des trafiquants d'esclaves, sont assurés pour l'avenir de leur habeas corpus. Leurs protecteurs européens sont là, engagés d'honneur et décidés à tenir à distance les bêtes de proie humaines. Plus de servitude à craindre. Au contraire, la liberté morale elle-même garantie à ces malheureux. La faculté d'exercer leur naïve religion comme ils l'entendent, et avec cela la faculté, l'occasion de s'instruire, de s'enrichir, de s'élever au niveau des peuples les plus éclairés de l'univers."

Christine Gemeaux au contraire souligne la perspective "racialiste " de l'Acte de Berlin. 

Le synopsis de la conférence le démontre.

Ainsi, le 20 novembre, soit 5 jours après l'ouverture des travaux, Henry Morton Stanley, l'un des quatre conseillers techniques de la conférence, affirme n'avoir jamais rencontré de traces de civilisation du lac Victoria jusqu'à l'Atlantique après quatre années d'exploration au Congo. 

Pourtant, à la même époque, des royaumes et empires prospèrent déjà dans cet espace. 

Ce déni de civilisation signifie que ces peuples devaient être soumis à une entreprise de civilisation à l'occidentale, la seule qui valait la peine d'être qualifiée de civilisation ; cette opinion fait office de paradigme à l'époque et on en entendra l'écho jusque dans le discours de Jules Ferry du 28 juillet 1885. Jules Ferry était ancien maire et député de Paris, ancien président du conseil des ministres de la France et connu pour avoir proposé une loi sur la laïcisation de l'enseignement public, autrement dit qui visait à en écarter les religieux. Dans ce fameux discours du 28 juillet donc, Ferry affirme sans équivoque l'impératif pour les "races supérieures" (l'Europe) de civiliser les "races inférieures" (les populations indigènes).

Enfin, pour une conférence dont l'abolition de l'esclavage comptait parmi les mesures phares, le fait curieux est de constater que, lorsque le représentant espagnol propose, au cours de la séance du 18 décembre 1884, de créer un tribunal au Congo pour juger les patrons de bateaux négriers, la proposition est rejetée, et pour cause ! " La Grande-Bretagne, première puissance abolitionniste, soutient en effet Zanzibar, première puissance négrière."

Au total, l'Acte de Berlin, vu dans son texte et dans son contexte, n'est qu'une nouvelle affirmation de la supériorité d'une race sur une autre et de la domination que celle-là entend perpétuer sur celle-ci. 

Gemeaux affirme que "la Conférence de Berlin se situe bien dans une continuité ; elle ne représente pas une rupture mais bien plutôt une accélération du temps historique et un véritable tournant politique" .

Pour approfondir le sujet, nous vous convions à consulter notre récent ouvrage : Ceci n'est pas qu'une dent, le tome 1 : Macrohistoire, biosémiopouvoir et passion des corps dans le récit des 52 derniers jours + 3, de Jean-Claude MATUMWENI MAKWALA, ouvrage publié cette année même aux Editions du Net.

 

 

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