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Les députés lâchent Constant Mutamba
Les rideaux sont tombés, brutalement, sur ce qui fut jusqu'alors l'un des visages les plus flamboyants et les plus controversés du gouvernement congolais. Hier jeudi 29 mai, par un vote sans appel, l'Assemblée nationale a autorisé l'instruction judiciaire contre Constant Mutamba, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, dans le cadre d'une affaire détournement présumé de fonds publics, passation irrégulière de marchés.
Les députés, tous suspendus aux conclusions de la commission spéciale, ont écouté avec gravité la lecture du rapport faite par le député André Lite. Il y était question d'"irrégularités manifestes", de "virement précipité de 19 millions USD", de "légèreté administrative" et de "zones d'ombre persistantes".
Les faits, selon le rapport, sont " d'une extrême gravité aux yeux de la loi congolaise " et méritent, de ce fait, une instruction en bonne et due forme. Le vote de la résolution en faveur des poursuites contre Mutamba a scellé son sort. À ce stade, il est réputé démissionnaire de plein droit, conformément aux dispositions de la Constitution.
La commission, après avoir entendu, tour à tour, le Procureur général Firmin Mvonde et Constant Mutamba, a rendu ses conclusions. Sur les 21 membres présents lors du vote, 17 ont voté en faveur de la levée des immunités parlementaires de Constant Mutamba, deux s'y sont opposés, et deux autres se sont abstenus. Ce feu vert ouvre désormais la voie à une instruction judiciaire formelle contre l'un des plus hauts responsables du gouvernement Suminwa.
DETONATEUR
Dans les coulisses de cette tempête judiciaire, le projet de construction d'une prison à Kisangani aura été le détonateur. Sur une enveloppe globale de 39 millions de dollars, 19 millions ont été décaissés au bénéfice d'une entreprise dont l'existence, les capacités techniques... posent problème.
Mais, cette affaire dépasse largement les chiffres. Elle raconte la guerre des tranchées qui se livre dans les arcanes du pouvoir. Dès l'annonce du réquisitoire du procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, Constant Mutamba est monté au front.
Loin de chercher l'apaisement, il a choisi l'affrontement. Devant les agents de son ministère, le ton est devenu martial : "Dites au procureur général qu'il ne me verra jamais devant lui pour me défendre. Je n'ai pas peur de la prison. Je suis prêt. " Puis, plus loin : " Il voulait m'humilier. Dites-leur que le dieu de mes ancêtres est plus fort que leurs dieux. "
Accusations, invectives, défiance. Constant Mutamba ne s'est pas contenté de récuser les faits. Il a retourné la charge, accusant ouvertement la Première ministre son autorité hiérarchique d'avoir "témoigné contre lui " et pointé "une cabale orchestrée par ses ennemis politiques ", parmi lesquels il cite nommément des figures liées à l'ancien régime kabiliste.
Ézéchiel Monteirious MONTEIRO