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Le Service national remet 600 bancs-pupitre aux écoles primaires Kimpangi et Makelele
À Camp Luka comme à Bandalungwa, l'espoir a pris place, le vendredi 9 janvier, sur des bancs neufs. Des bancs qui racontent une République en reconstruction, décidée à ne plus laisser ses enfants apprendre à même le sol.
Dans les quartiers périphériques de Kinshasa, là où l'école se bat chaque jour contre la précarité, une conviction gagne désormais du terrain : plus jamais une école publique sans bancs. Ce credo, porté par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, s'est matérialisé par une action concrète du Service national, engagé dans l'amélioration des conditions d'apprentissage des élèves congolais.
Au total, 600 bancs-pupitre ont été remis à deux écoles primaires de la capitale : 300 à l'école primaire Kimpangi, au quartier Camp Luka dans la commune de Ngaliema, et 300 autres à l'école primaire Makelele, dans la commune de Bandalungwa. Une journée ordinaire pour l'agenda gouvernemental, mais un moment historique pour des centaines d'enfants longtemps privés du minimum scolaire.
L'ECOLE AU BORD DE L'OUBLI RETROUVE ESPOIR
Camp Luka, surnommé " État ", est l'un de ces quartiers où la pauvreté dicte trop souvent la réalité sociale. Ici, l'école primaire Kimpangi survivait tant bien que mal, avec des salles de classe délabrées, sans pavement ni plafond, où les élèves s'asseyaient parfois à même le sol, cahiers sur les genoux, regards rivés vers un tableau fatigué.
C'est dans ce décor que le commandant du Service national, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, a procédé à la remise officielle des bancs. Pas de discours politique, pas de slogans tapageurs. Seulement des bancs solides, alignés, prêts à accueillir l'avenir.
Ces bancs sont le fruit du travail des ex-kulunas, ces jeunes autrefois en rupture avec la société, aujourd'hui formés à Kaniama-Kasese et devenus artisans du relèvement national. Une transformation humaine qui donne à cette action une portée double : sociale et éducative.
" La remise de ces bancs répond à la vision claire du Chef de l'État : pas une école publique sans bancs en République démocratique du Congo. Plus jamais une école abandonnée à elle-même. Aujourd'hui, nous apportons des bancs. Demain, nous reviendrons pour d'autres besoins liés aux élèves, aux enseignants et aux infrastructures ", a déclaré le lieutenant-général Kasongo Kabwik.
Dans les regards des élèves, l'émotion était palpable. Pour eux, ces bancs ne sont pas de simples meubles scolaires. Ils symbolisent une dignité retrouvée, la reconnaissance de leur droit à apprendre dans des conditions convenables.
DE NGALIEMA A BANDALUNGWA : 300 AUTRES BANCS-PUPITRE A L'EP MAKELELE
" Avant, nous étions assis par terre, dans des salles sans pavement ni plafond. Aujourd'hui, grâce à ces bancs, nous pouvons étudier avec motivation et respect ", ont confié joyeusement les élèves, non sans adresser leurs remerciements au Président de la République et au Service national.
Après Camp Luka, la caravane du Service national a mis le cap sur Bandalungwa, à l'école primaire Makelele. Récemment réhabilité par l'exécutif provincial, cet établissement bénéficie désormais d'un appui supplémentaire grâce aux 300 bancs-pupitre remis en présence du gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki.
Pour l'autorité urbaine, cette action illustre la traduction concrète de la vision présidentielle dans le secteur éducatif. Elle marque aussi le début d'une coopération renforcée entre la ville de Kinshasa et le Service national.
" Nous allons intensifier notre collaboration avec le Service national, notamment dans la formation de près de 10 000 jeunes désœuvrés ou volontaires pour accompagner l'ordre public, la sécurité, la salubrité et la tranquillité dans la ville. Nous comptons également travailler ensemble dans le domaine agricole pour assurer l'autosuffisance alimentaire de Kinshasa ", a annoncé le gouverneur Daniel Bumba.
À travers cette initiative, le Service national ne distribue pas seulement des bancs-pupitre. Il sème les bases d'une école publique réhabilitée, d'une jeunesse encadrée et d'une société réconciliée avec elle-même. Les caravanes chargées de bancs, parfois accompagnées de sacs de farine de maïs, poursuivent leur ronde à travers le pays, faisant à chaque escale le bonheur des élèves et étudiants.
Dans ces salles de classe modestes, désormais équipées, une certitude s'installe : l'éducation ne se décrète pas, elle se construit, banc après banc. Et à Camp Luka comme à Bandalungwa, l'avenir a enfin trouvé où s'asseoir.
Jérémie ASOKO