Dernière minute
Société
La fidélité à la parole donnée, à l'instar de la Sainte Vierge Marie, de Galilée en passant par les pieds de la Croix de Jésus-Christ, jusqu'à la Pentecôte. Pas que ça, en amour, aux convictions religieuses, aux relations inter humaines*.*C'est ce qui ressort de la prédication de l'abbé Romain…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le ministère du Portefeuille a annoncé, le 27 octobre 2026, la publication des résultats de la première phase d’évaluation des candidatures au processus compétitif de sélection des mandataires…
Étranger
Il faut lutter contre la contrebande et investir dans les routes de desserte agricole
Pour tirer pleinement profit de l'accès préférentiel au marché chinois, la RDC doit renforcer le…
Nation
Trois cas de choléra sont confirmés au quartier Ndanu dans la commune de Limete, à Kinshasa. C’est ce qu’a annoncé l’Institut national pour la santé publique (INSP).
La confirmation de la…
Le Service national offre 750 bancs pupitres au Complexe scolaire kimbanguiste 3 et à EP 1 Kisolokele
Les cris d’enfants, les notes puissantes d’une fanfare kimbanguiste et des pas de danse improvisés : c’est dans une atmosphère festive et émouvante que le Complexe scolaire kimbanguiste de Kimbanseke 3 a accueilli, hier mardi, la délégation du Service national. Dans ses bagages, 500 bancs-pupitres flambant neufs, produits par d’anciens kuluna reconvertis en artisans. Un geste simple, mais d’une portée immense pour des milliers d’élèves qui rêvaient depuis longtemps d’apprendre dans la dignité.
Jusqu’à hier, plus de 2 000 élèves de cet établissement scolaire se serraient, parfois assis à même le sol, dans des conditions d’études jugées indécentes. À l’EP 1 Kisolokele, dans la commune de Kasa-Vubu, la situation n’était guère meilleure. Là aussi, la caravane du Service national a fait halte, offrant 250 bancs, inaugurant une ère de jours meilleurs.
Pour ces établissements, cette dotation sonne comme une libération. Les sourires des enfants, leurs applaudissements et les chants qui ont résonné dans les cours d’école en disent long : le 16 septembre restera gravé comme le jour où leur classe a retrouvé des bancs et, avec eux, un peu de dignité.
“Notre mission est claire : pas d’école publique sans bancs “
S’exprimant devant élèves et enseignants, le lieutenant général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, Commandant du Service national, a rappelé le sens de cette initiative :
“C’est sur instruction du Chef de l’État, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi, que nous remettons ces bancs pour améliorer les conditions d’accueil et d’études des élèves. Après les écoles officielles, catholiques et protestantes, c’est au tour des écoles kimbanguistes de bénéficier de cette opération. Notre mission est claire : pas d’école publique sans bancs”, a-t-il martelé.
Dans ses propos transparaît une volonté ferme : celle de traduire la vision présidentielle en actes concrets, en installant des ateliers modernes capables de produire à grande échelle pour équiper toutes les écoles publiques du pays.
L'émotion était palpable
Du côté des responsables scolaires, l’émotion était palpable. L’un d’eux a tenu à exprimer sa gratitude :
« Nous remercions le Président de la République et le Service national. Avec la gratuité de l’enseignement, le nombre d’élèves a explosé, mais nos classes manquaient de bancs. Aujourd’hui, cette dotation va améliorer la qualité de l’apprentissage et redonner confiance à nos enfants », a-t-il déclaré.
Particularité de cette initiative : les bancs distribués sont fabriqués par des jeunes autrefois en rupture avec la société, d’anciens kuluna désormais engagés dans la production. Une manière de démontrer que la réinsertion et le travail peuvent transformer des destins et participer à la reconstruction du pays.
Le Service national n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. La caravane se poursuivra à travers la République, avec le même objectif : renforcer les capacités d’accueil des écoles et offrir à chaque élève congolais un cadre d’apprentissage digne.
Dans les cours de Kimbanseke et de Kasa-Vubu, hier mardi, l’image de centaines de bancs alignés, prêts à accueillir des générations d’écoliers, a résonné comme un symbole. Celui d’un pays qui croit en son avenir et qui choisit de bâtir, banc après banc, l’école de demain.
Jérémie ASOKO