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Le Burundi confirme son intérêt pour le savoir-faire russe dans le nucléaire civil
Le Président du Burundi a confirmé son intérêt pour la création d’une industrie nucléaire dans son pays, la formation de spécialistes dans ce domaine et l’utilisation de technologies russes, a déclaré Sergueï Lavrov à Sputnik Afrique.
Le Burundi souhaite créer une industrie nucléaire avec l’aide de Moscou, a annoncé à Sputnik Afrique le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, au terme de plusieurs entretiens avec le Président burundais, Évariste Ndayishimiye.
Les deux pays ont réaffirmé leur attachement à la réalisation de la feuille de route sur le développement conjoint du nucléaire civil, a indiqué M.Lavrov à une question de Sputnik Afrique.
«Nous avons confirmé l’intention des deux parties de finaliser dès que possible un accord intergouvernemental sur la coopération dans le domaine du nucléaire civil, en tenant compte de cette feuille de route. Le Président du Burundi a réaffirmé l’intérêt de son pays pour l’utilisation des technologies russes dans ce domaine afin de créer une industrie nucléaire au Burundi», a affirmé le chef de la diplomatie russe.
Engrais russes pour l’Afrique
Commentant pour Sputnik la situation autour des engrais russes bloqués en Europe et promis à l’Afrique, le ministre russe a reconnu que le Burundi et d’autres pays africains ont toujours besoin de fertilisants et qu’ils souhaitent que Moscou élargisse ses livraisons.
«Nous y sommes prêts. En septembre dernier, le Président Poutine a annoncé que nous sommes prêts à remettre à l’Afrique, à titre gratuit, 300.000 tonnes de nos engrais illégalement bloqués dans des ports européens. Les autorités européennes ont bloqué cette initiative conformément à leurs pratiques coloniales», a rappelé le ministre.
Il a fallu attendre six mois pour envoyer au moins 20.000 tonnes au Malawi. Il y a quelques jours, un lot d’engrais est parti pour le Kenya.
La Russie enverra gratuitement des engrais au Nigeria «dans un avenir proche», a précisé M.Lavrov à Sputnik.
«Tout cela se fait au prix d’un énorme effort de la paix déployé par le Programme alimentaire mondial (PAM) et le secrétaire général des Nations unies, afin de surmonter l’attitude manifestement russophobe des membres de l’Union européenne», a poursuivi le ministre.
Selon lui, les pays européens s’opposent à toute initiative susceptible d’aider de quelque manière que ce soit les pays en développement, «si c’est la Russie qui accorde une telle assistance».
«Comme nous en avons convenu avec Monsieur le Président aujourd’hui, nous considérerons les besoins du Burundi comme l’une des priorités en continuant d’œuvrer pour supprimer ces obstacles illégaux mis en place par l’Union européenne», a conclu M.Lavrov.