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L'adjudante Sarah Ebabi condamnée à 12 mois de servitude pénale avec sursis pour diffusion de photos en tenue militaire
Le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Gombe a rendu, hier mercredi 29 octobre, son verdict dans l'affaire qui a tenu en haleine les réseaux sociaux et l'opinion publique congolaise : l'adjudante PMF Béanche Sarah Ebabi Bongoma Koli, poursuivie pour diffusion sur TikTok de photos la montrant en tenue militaire aux côtés de son fiancé, a été condamnée à douze mois de servitude pénale principale, assortis d'un sursis de 12 mois. Une décision qui suspend la peine de prison, mais qui place la prévenue sous surveillance stricte, en cas de récidive.
Les faits remontent au 19 octobre 2025. Ce jour-là, l'adjudante Ebabi Bongoma s'est rendue dans un studio situé sur le boulevard Sendwe, dans la commune de Matonge, accompagnée de son fiancé, pour une séance photographique en prélude de leur mariage.
Les images montrent la jeune militaire en tenue officielle, arborant son grade, posant de manière intime avec son futur époux. Une simple célébration privée qui, quelques jours plus tard, allait se transformer en une affaire judiciaire nationale, lorsque certaines photos ont circulé sur les réseaux sociaux, déclenchant débats et critiques virulentes.
Devant le tribunal, l'adjudante a reconnu avoir organisé cette séance photo. Mais, elle a fermement nié toute intention de publier ces images en ligne. Selon elle, l'objectif n'était que de constituer un souvenir privé de l'événement.
Les avocats de la défense, sous la conduite du sous-lieutenant Alpha Anangame, ont demandé que le responsable du studio Raus soit entendu, afin de déterminer s'il n'était pas à l'origine de la diffusion sur TikTok.
La tension dans la salle d'audience était palpable. Les familles, collègues militaires et observateurs suivaient chaque détail avec attention. La jeune militaire, visiblement émue, écoutait le juge avec une concentration mêlée de nervosité et de soulagement, espérant un verdict juste dans un contexte où la discipline militaire et la liberté individuelle semblaient entrer en collision.
LE VERDICT
Le major magistrat Christian Safari, président de la composition, a souligné que la condamnation reposait sur le non-respect des règles strictes concernant le port de l'uniforme et la publication de photos ou vidéos en tenue militaire, comme le stipule un télégramme du chef d'état-major général.
" Le tribunal vous a reconnue coupable, parce que les conditions dans lesquelles vous êtes allée vous faire photographier ne concordent pas avec les règlements de la discipline militaire. C'est pour cela que le tribunal vous condamne à douze mois de servitude pénale principale assortis d'un sursis de douze mois. Vous ne ferez pas de prison, mais vous serez surveillée en cas de récidive ou si vous commettez la même faute ", a déclaré le juge.
Le ministère public, représenté par le sous-lieutenant Ghislain Lisalama, avait requis une peine beaucoup plus lourde, estimant que l'adjudante avait terni l'image des Forces armées de la RDC. Selon lui, la diffusion de photos intimes en uniforme constituait une violation grave des consignes hiérarchiques et des règles de discipline.
L'affaire Sarah Ebabi a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, entre défense du droit à la vie privée et exigence du respect de la discipline militaire.
Ézéchiel Monteirious MONTEIRO