Dernière minute
Société
Le couperet est finalement tombé. Après plusieurs semaines de procédure, le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema a rendu, hier jeudi 27 août 2026, son verdict dans l'affaire impliquant la chanteuse Déborah Tshimpaka Mulanga, alias Rebo Tchulo. Reconnue coupable d'incitation des…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
*L’AFC-M23 et les belligérants out.
«Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous le ciel». La sentence biblique semble avoir trouvé un écho particulier dans l’adresse à la…
Étranger
Le Maroc et le Sénégal entretiennent des relations denses, riches et constantes et revêtent un caractère unique en Afrique, a affirmé le ministre sénégalais de l'Intégration africaine, des…
Nation
*_L’opposition rejette le format de Tshisekedi, le pouvoir affiche son soutien_
« Autant de têtes, autant d’avis. ». Le Dialogue national annoncé hier jeudi 27 août par Félix…
La Russie a un projet pour aider l’Afrique à lutter contre le paludisme
Une station balnéaire russe s’est engagée à éradiquer la malaria en Sierra Leone, en utilisant une technique impliquant un poisson local. Selon le maire de la ville, une entente a été trouvée lors du deuxième Sommet Russie-Afrique qui s’est tenu fin juillet à Saint-Pétersbourg.
Une entreprise de Sotchi, ville russe au bord de la mer Noire, dirigera un projet de lutte contre le paludisme en Sierra Leone (Afrique de l’Ouest), où elle créera des étangs dans lesquels seront introduits des poissons-moustiques de l’Est, a déclaré ce 3 août Alexeï Kopaïgorodsky, maire de Sotchi.
« Le projet pilote prévoit de créer à Freetown, la capitale de la Sierra Leone, des réservoirs urbains avec des poissons-moustiques de l’Est élevées au Centre écologique et biologique Sergueï-Sokolov de Sotchi […]. Ce poisson aime se nourrir de larves de moustiques, qui véhiculent des maladies dangereuses« , a-t-il indiqué sur sa chaîne Telegram.
Cette décision de partenariat a été prise par une délégation de Sotchi lors d’une rencontre avec Vitaly Ginsburg, représentant de la société Maison russe en Sierra Leone, qui s’est déroulée dans le cadre du deuxième Sommet Russie-Afrique organisé les 27 et 28 juillet à Saint-Pétersbourg. Selon M.Kopaïgorodsky, les méthodes de lutte contre le paludisme utilisées à Sotchi au XXe siècle ont été au centre de la discussion.
Des poissons à la rescousse
« C’est la colonisation massive des plans d’eau par ce poisson, ainsi que la plantation d’eucalyptus et de platanes, qui ont sauvé la Riviera caucasienne du paludisme en 1956« , a rappelé le maire de Sotchi.
Au début du XXe siècle, la région de Sotchi était recouverte de marécages qui abritaient des moustiques porteurs de la malaria. Le climat subtropical chaud et humide favorisait le développement d’insectes porteurs de maladies dangereuses, comme la malaria ou le virus Zika. Malgré les efforts des autorités qui plantaient des eucalyptus et des platanes, et traitaient les plans d’eau avec des produits chimiques, des épidémies ont continué à se produire régulièrement dans le district, selon les médias russes.
Mais en 1925, tout a changé. Le médecin Sergueï Sokolov a amené un petit poisson-moustique de l’Est (ou gambusie de l’Est), originaire d’Amérique du Nord, dans le Caucase. Ce poisson a exterminé en peu de temps tous les moustiques. Il s’est avéré que la nourriture préférée de la gambusie était les larves de moustique. Le poisson était si vorace qu’aucun cas de paludisme n’a été enregistré à Sotchi depuis 1956. En 2010, un monument en bronze dédié au poisson-moustique de l’Est a même été érigé dans le quartier d’Adler.