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La RDC préconise la prévention pour une gestion durable de terre
La République Démocratique du Congo est membre de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), à ce sujet elle a signé des engagements dans le cadre de cette Convention. Plusieurs initiatives ont été prises appelés les défis de Bonn, capitale allemand, siège de cette Convention. Comment la RDC procède à la gestion durable de sa terre afin de lutter contre la désertification. Un expert, chef de division developpement durable au ministère de l’environnement, monsieur Idi, qui nous explique dans les lignes qui suivent.
Dans le cadre de la mise en œuvre de ces engagements, la RDC a élaboré un instrument de mise en œuvre, appelé le programme d’action nationale de lutte contre la désertification qui est un cadre de mise en œuvre des projets à réaliser au niveau national dans le cadre de la CNULD, a fait savoir cet expert du ministère de l’Environnement. Bien que la RDC n’est pas un pays désertique, elle travaille pour la prévention de la désertification en réduisant toutes les tendances de la désertification, a-t-il poursuivi. Parce que selon lui, la désertification commence progressivement notamment par la dégradation des terres, la déforestation… Il y a des tendances qui s’annoncent déjà dans le Haut-Katanga, Sud-Ubangi, une partie du Kasaï et au Kongo-Central vers le littoral à Mwanda, a-t-il évoqué.
Cependant, monsieur Idi a indiqué que la RDC travaille pour la lutte contre la dégradation des terres dans la mise en œuvre de tous les principes qui consistent à restaurer les terres, donc la restauration des paysages et forêts pour prévenir la désertification en RDC. Car, la désertification est un processus qui consiste à redonner les fonctionnalités écologiques aux écosystèmes et améliorer le bien-être humain, a mentionné cet expert congolais.
Les causes de la dégradation de la terre en RDC
Par ailleurs, il a relevé quelques causes qui sont à l’origine de la dégradation de terres en RDC. Il s’agit notamment des causes d’ordres anthropiques dû au mauvais comportement de l’homme entre autres l’agriculture sur brulis qui détruisent les microorganismes qui sont dans les sols; l’usage des engrais chimiques, l’urbanisation sauvage ainsi que la mauvaise gestion des déchets.
Aussi, les causes naturelles, qui sont les pluies acides, la canicule, sécheresse périodique, etc. Ces deux grandes causes font perdre à la terre ses fonctionnalités écologiques, a-t-il reconnu. Tandis que la plus grande conséquence est la faible production.
Quand la terre est dégradée, il faut la restaurer. A ce sujet, plusieurs techniques de restauration sont le reboisement, la mise en jachère, plantation des arbres, l’agroforesterie car les arbres jouent un rôle important pour protéger les cultures mises dans les Champs, a-t-il fait remarquer.
A l’entendre, les techniques à utiliser pour la restauration dépendent des paysages en présence. « Tout ce que nous faisons au niveau du pays, nous rendons compte à la CNULD au cours des réunions régionale ou internationale». Chaque deux ans, il y a une conférence internationale des tous les pays membres, appelée la Cop (conférence des parties), cette année, la rencontre est prévue en Arabie Saoudite, a annoncé cet expert. De même pour le changement climatique, il y a des rencontres pour faire l’état de lieux.
Par ailleurs, «nous faisons la protection de la terre et du sol», a-t-il soutenu. En procédant par la restauration des paysages et de forêts, «nous luttons contre le gaz à effet de serre dans l’atmosphère et occasionné le retour de la biodiversité», a-t-il mentionné avant de souligner qu’il y a une synergie entre la lutte contre la désertification et le changement climatique.
Pour terminer, cet expert au ministère de l’environnement a insisté sur le changement de comportement et de mentalité des congolais pour préserver la terre de la RDC, notamment par la gestion des déchets au niveau d’abord des familles en séparant les déchets dégradables aux déchets biodégradables.
Pour rappel, la RDC a, dans le cadre des engagements signés au nom de la CNULD, à restaurer 8 millions d’hectares à l’horizon 2030.
Mathy MUSAU