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La Fondation Vodacom accompagne l’opération de 20 femmes atteintes de fistule à Kinshasa
Au moins 100. 000 femmes vivant dans les communautés à faible revenu développent une fistule tous les ans, selon des statistiques. Face à ce problème de santé publique, Vodacom Congo, à travers sa Fondation, va prendre en charge l’intervention chirurgicale de vingt femmes atteintes de fistule à Kinshasa. C’est ce qu’à déclaré la DGA de Vodacom Congo, Paméla Ilunga, au cours de la cérémonie organisée, hier lundi 23 mai, à l’hôpital St Joseph.
» Pour Vodacom Congo, à travers sa fondation, au-delà des opérations prévues pour les femmes touchées par cette maladie, il sied de sensibiliser suffisamment les femmes et mettre à leur disposition des outils d’informations adéquats qui leur permettraient de se prendre en charge et de contribuer au développement de leurs communautés respectives « , a indiqué Paméla Ilunga.
A cet effet, Vodacom Congo a développé l’application » Mum & baby « . Un outil qui regroupe les informations nécessaires pour la santé des mamans et des bébés. Plateforme gratuite contenant tous les renseignements dont aurait besoin une femme partant du début de sa grossesse jusqu’à l’évolution du bébé après l’accouchement.
Notre souhait est qu’à travers cette plateforme, les femmes puissent réellement vivre leur autonomie en ayant leurs capacités renforcées dans la compréhension de leur santé pour leur développement, leur épanouissement et leur leadership, a fait savoir la DGA.
Parcours des femmes guéries de la fistule
A l’occasion de cette 10ème journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale, la Vice-ministre de la Santé publique, hygiène et Prévention, Véronique Kilumba, a invité les parties prenantes à prendre en compte les interventions décrites dans la stratégie nationale pour l’élimination de la fistule obstétricale afin d’inverser les tendances de cette pathologie.
Guéries de la fistule, deux jeunes femmes venues de la province de l’Equateur, ont témoigné sur les difficultés rencontrées face à cette maladie. » Je suis arrivée à 10 mois de grossesse. Vu mon état, on nous a demandé une forte somme d’argent que nous n’avions pas sur place. Le temps de rassembler cette somme et de procéder à la césarienne, mon enfant est décédé. Quelques jours après, j’ai constaté que j’e n’arrivais plus à retenir mes urines, j’en ai parlé au médecin, et c’est à moment qu’il m’a parlé de la fistule. J’avais des douleurs et j’étais rejeté par mes amis, mes proches, à cause des odeurs que je dégageais » a expliqué Chantal, la vingtaine révolu, venue de Boende.
Exclue de la société
« Au courant de la situation, ma sœur m’a fait venir à Kinshasa pour des soins appropriés. C’est ainsi que j’ai été pris en charge gratuitement à l’hôpital St Joseph, après une première intervention, quatre mois après j’en ai subi une autre, un mois plus tard on a enlevé la soude, a présent je suis bien portante« , poursuit-elle.
De son côté, Sony, a également parlé de son exclusion de la société durant son calvaire qui a duré trois ans. » J’ai beaucoup souffert pendant trois ans. J’étais considérée comme impure aux yeux des miens. Mais aujourd’hui, grâce aux soins du personnel soignant de St Joseph, je suis guérie. Et ce, sans rien débourser. Je ne peux que les remercier « .
Pour rappel, cette année la célébration de la Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale a eu pour thème » Éliminer la fistule dès aujourd’hui : investir dans des soins de santé de qualité, autonomiste les communautés« .
La fistule obstétricale est une fissure anormale entre les voies génitales, la vessie et le rectum. Cet état des choses constitue un frein à la participation des femmes malades à la vie économique, politique et sociale et à l’accroissement de leurs capacités. Fyfy Solange TANGAMU