Dernière minute
Société
Près de 200 étudiants en provenance des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment des zones sous contrôle de l’AFC-M23, ont rejoint l’Université de Kisangani pour poursuivre leur cursus académique. Ce déplacement intervient après la suspension, en août dernier, des activités de plusieurs…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Au lendemain du réquisitoire de Joseph Kabila contre la gouvernance de Félix Tshisekedi, les réactions n'ont pas tardé à fuser. Du porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, au vice-Premier…
Étranger
Des rives du Nil aux pyramides de Gizeh, la capitale égyptienne se dévoile comme une ville de contrastes, où coexistent l'ancien et le moderne. Bruyante, vivante et profondément attachée à son…
Nation
Le Parlement d'enfants de Butembo-Lubero a lancé l'alerte le dimanche 11 octobre 2026. Dans plusieurs écoles de Butembo, au Nord-Kivu, le manque d'eau empêche d'utiliser les dispositifs de lavage…
Komanda: MSF prend en charge alerte sur une urgence médicale... après le meurtre de près de 50 civils
Une attaque a endeuillé Komanda, en Ituri, dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 juillet dernier. En pleine veillée de prière dans une paroisse catholique, au moins 49 civils ont été massacrés. Cet acte, attribué aux ADF, s'inscrit dans une série noire de violences meurtrières qui frappent l'Est de la RDC depuis plusieurs semaines.
Médecins Sans Frontières (MSF), en première ligne dans la réponse d'urgence, tire la sonnette d'alarme face à l'afflux massif de blessés graves, tandis que les humanitaires suspendent leurs mouvements sur les routes à haut risque. Une crise sanitaire et sécuritaire s'installe dans une région déjà profondément fragilisée.
Face à l'urgence, Médecins Sans Frontières (MSF) a rapidement pris en charge 17 blessés graves. Six d'entre eux ont été évacués en urgence à la clinique Salama de Bunia. Mais, l'arrivée de ces nouvelles victimes exerce une pression énorme sur les capacités de prise en charge.
En réponse, la capacité d'accueil de la clinique a été élargie de 30 à 50 lits. Rien qu'en une semaine, 23 nouvelles admissions ont été enregistrées, dont la grande majorité liée aux violences armées dans les zones de Nizi et Komanda.
Les équipes médicales n'ont pas chômé : 55 interventions chirurgicales ont été réalisées en quelques jours, portant à plus de 60 le nombre de blessés graves traités depuis le début du mois.
Cette crise sanitaire s'ajoute à une urgence humanitaire déjà aiguë. Environ 30.000 personnes ont fui Komanda et ses environs, aggravant la situation dans une ville qui accueillait déjà près de 38.000 déplacés internes.
Sur le terrain, la situation devient de plus en plus complexe. Les ONG ont été contraintes de suspendre temporairement leurs mouvements sur plusieurs axes stratégiques, en raison de l'insécurité persistante.
Pascal NDUYIRI