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"Koboya kondima eza volonté mabe te, nde keto"
''Refuser de croire n'est pas de la mauvaise volonté, c'est de la jalousie''. C'est la version française de "Koboya kondima eza volonté mabe te, nde keto". Adage que nous propose l'auteur anonyme du message de ce vendredi 28 février. Une communication du reste difficile à décrypter. La raison? Le verbe ''kondima'' est polysémique. En effet, ''kondima'' peut signifier ''accepter''. Exemple: ''kondima kobala'' signifie ''accepter de se marier''. Il peut vouloir dire également ''croire''. C'est pour ce dernier sens que nous optons. Pas aveuglement, bien entendu.
En effet, c'est le mot ''keto'', signifiant en français ''jalousie'' qui pousse à retenir le sens de ''croire''. Peut-on qualifier de ''jalousie'' le fait, pour une personne, de refuser d'accepter un appel ou quelque chose, par exemple ? En tout cas, le bon sens voire la logique même refuse d'admettre cette réalité.
Cependant, c'est le sens de ''croire'' qui se prête mieux à l'explication à donner à ce message. N'est-ce pas qu'il existe des personnes qui, mues sans doute par une mauvaise volonté, refusent d'admettre une certaine réalité.
Aussi peut-on rencontrer des individus qui sont persuadés, par exemple, qu'une évidence n'appellerait pas à une discussion, à un débat.
Voilà pourquoi le messager estime que refuser de croire ne peut pas être assimilé à une mauvaise volonté, mais à de la jalousie tout simplement.
Que ce monde est plein d'envieux qui ne veulent pas croire à ce que disent ou font les autres. Toutefois, faudrait-il conclure qu'il est jaloux de l'autre quiconque refuserait de croire à sace qu'il avancerait, qu'il déclarerait, soutiendrait ? Cette négation ne procéderait-il pas d'un doute cartésien?
Kléber KUNGU