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Kintambo-Magasin: « Wewa » et taximen se frottent les mains et créent la surenchère
Des conducteurs de bus, taxi-bus et de motocyclistes, communément appelés « Wewa« , ont salué la nouvelle légère augmentation du litre à la pompe sur l’ensemble du pays. Dans la capitale, l’essence se négocie actuellement à 2.695FC le litre, le gasoil à 2.685FC et le pétrole à 2.300FC. Ces transporteurs en commun se sentent plus ou moins soulagés du fait que ces prix actualisés leur permettent de majorer également la valeur de leurs services. Ainsi, par exemple, depuis hier lundi 19 septembre, de Magasin à Vélodrome, on payait 500fc sur la moto, mais c’est désormais 1000fc. De Magasin à Pompage c’est 1500fc et non 1000fc ».
– Glody Mabanza, motocycliste, 25 ans, habitant Kintambo. « C’était évident. Le prix du carburant à la station devrait augmenter. Nous avons souffert depuis plusieurs jours et semaines pour s’approvisionner. Des longues files d’attente étaient visibles à travers toute la capitale. Le Gouvernement ne pouvait que prendre cette mesure. Je suis content parce que le bateau en provenance de l’Europe a quelque peu régularisé la situation à la pompe ».
Pitshou Mampuya, chauffeur de bus, commune de Ngaliema. « Le ministre de l’Économie nationale a fait savoir à travers les médias que le prix du carburant à la pompe était obligé de grimper. Nous saluons cette mesure compte tenu de la situation observée, il y a peu, dans les stations-services de Kinshasa. C’est suite à la la longue crise entre la Russie et l’Ukraine. Cette situation n’est pas le lot de la RDC, mais dans beaucoup de pays, le Cameroun, le Kenya, Haïti et autres ».
« Les Européens eux-mêmes aussi souffrent pour le gaz. Nous n’avons pas de choix, le transport à Kinshasa est souvent difficile depuis un temps et la rareté du carburant a empiré les choses. Ça dépend des heures aussi, le matin et en début de soirée. Ainsi nous demandons de fois l’argent avant que les passagers embarquent, nous ne pouvons pas travailler avec perte raison pour laquelle nous ajoutons 500fc voire doublons le montant. Nos patrons sont de fois aussi exigeants« .
– Patrick Kayanda, conducteur de taxi-bus, résidant à Kintambo.
« C’est une légère augmentation de prix. C’est pour régler tant soi peu la crise. Il y a beaucoup de véhicules à Kinshasa, des motos n’en parlons même pas et les Wewa se prennent pour des rois. Nous, les chauffeurs de bus et taxis nous n’exagérons pas vraiment en termes de montant pour les courses. Magasin-Boulevard, c’est 1000fc comme d’habitude et même 1500fc dans certains cas.
On perçoit le même montant de fois dans des cas particuliers quand il y a des bouchons. C’est souvent le cas les lundi, vendredis et samedis ainsi qu’un autre jour spécial de la semaine.
« Nos dirigeants doivent anticiper les événements aussi et non qu’être des quado pour réagir. Nous le voyons ailleurs aussi dans d’autres pays en Europe avec cette situation de crise entre la Russie et l’Ukraine, en Afrique aussi ».
« Le ministre des Hydrocarbures fournit des efforts, des tonnes de carburant en provenance de la Belgique était annoncée et c’est arrivé. Il faut une collaboration franche avec les hommes d’affaires du monde pétrolier. Le dialogue est important« . Gloire BATOMENE