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Kinshasa : Un général fait arrêter un footballeur dans une prison militaire pour un fait bénin
« Retour au phénomène hommes du pouvoir ». C’est comme cela qu’on les appelle désormais en RDC. Les dignitaires du régime Tshisekedi qui se permettent tout jusqu’à marcher sur l’institution justice congolaise.
Ces membres de la famille politique du chef de l’Etat actuel, tant civils que militaires, multiplient les actes d’arrestations arbitraires des paisibles citoyens, marchant ainsi sans vergogne sur les droits et libertés fondamentaux garantis par la Constitution. Parmi les hommes en uniformes qui versent dans les abus figurent au premier chef des officiers supérieurs de la garde républicaine, une unité attachée à la présidence de la République.
Le dernier acte en date est l’arrestation d’un jeune footballeur du nom de Jacques Sawigal dans une prison militaire, attestation ordonnée par le général Jules Banza pour un dossier bénin. En fait, ce général a fait arrêter ce footballeur de l’équipe de football Belor tout simplement parce qu’il entretenait une relation de copinage avec sa fille.
Les sources sûres rapportent que le footballeur Jaques Sawigal entretenait pourtant une relation saine avec cette jeune fille. Aucune bévue n’est arrivée de nature à engendrer un conflit civil ou pénal entre les deux familles.
Le général Jules Banza ne dirigeait juste pas que sa fille puisse côtoyer ce qu’il a qualifié « d’un jeune de basse classe ». Après plusieurs mises en garde, il n’a eu de choix que d’ordonner l’arrestation d’un civil par un parquet militaire, avant son transfèrement à la prison militaire de Ndolo, sans le moindre respect des lois du pays en général, plus précisément de la procédure judiciaire.
Selon son équipe de football qui est venue dénoncer auprès de notre rédaction, Jaques Sawigal a été arrêté le 11 juin 2019, alors qu’il revenait d’un match. Il a été mis dans une Jeep militaire et conduit dans un cachot de l’auditotat près le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Gombe.
Le jour d’après, il a été conduit à la prison militaire de Ndolo sans qu’il soit entendu sur les faits lui reprochés. Depuis le début de son séjour carcéral illégal, ce jeune congolais n’est jamais été entendu par un magistrat, souligne la source.
« Nous dénonçons ce que l’o qualifie de retour aux méthodes d’arrestations illégales qui rappellent l’epoque de Kabila. Avec l’avènement politique des opposants issus d’une longue tradition démocratique, on pensait que les choses allaient changer. Nous pensons que ce n’était même pas une arrestation, mais un enlèvement. Car Jacques Sawigal a une adresse bien connue à Kinshasa. C’est un congolais qui est bien tracé. Curieusement, il n’a reçu aucune invitation de la justice. Il va se retrouver être arrêté par des militaires qui ne lui ont pas présenté le mandat d’amender « , a déclaré Me Kembo Junior, avocat de l’équipe de football Belor interrogé par notre rédaction.
Et à l’entraîneur de cette équipe d’ajouter : » « Nous nous demandons si nous sommes dans quel pays. Un civil qui va être incarcéré dans une prison militaire tout simplement parce qu’il fréquente la fille d’un général, je me demande si on est où. La famille a épuisé tous les moyens de droit pour réclamer la libération de leur fils. C’est ainsi que nous venons à la presse qui est un quatrième pouvoir pour que les autorités puissent nous écouter. Qu’ils viennent nous tuer tous. Nous demandons au Président de la République d’intervenir car nul n’est au dessus de la Loi ».
Rappelons que des cas d’arrestations pareils ont fait leur retour ces derniers jours à Kinshasa. La situation socio-politique du pays devient de plus en plus crispée. Les agents de l’ordre appelés « Bureau 2 » se pointent sur tous les grands carrefours de la capitale congolaise pour soumettre les populations aux tracasseries et arrêter les militants des mouvements citoyens et les jeunes qui oeuvent dans les partis politiques de l’opposition. Christophe Mwabilu