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Kinshasa promet de traquer les auteurs de l'assassinat du journaliste Fiston Wilondja
Le monde médiatique congolais est en deuil. La nouvelle de l’assassinat brutal de Fiston Wildondja Mazambi, journaliste à la Centrale de Monitoring des Médias de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) a jeté une onde de choc sur l’ensemble du pays. Le drame s’est produit à Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, dans un climat sécuritaire toujours aussi inquiétant pour les professionnels de l’information.
Fiston Wildondja Mazambi n’était pas un inconnu. Engagé, rigoureux, il faisait partie de ces sentinelles de la démocratie qui, souvent dans l’ombre, veillent à l’intégrité de l’information. Son assassinat, qualifié d’"effroyable" par le ministère de la Communication et Médias, illustre une fois de plus les menaces récurrentes qui pèsent sur la liberté de la presse en République démocratique du Congo. Particulièrement, dans les zones de conflit.
Dans un communiqué officiel, le Gouvernement congolais a fermement condamné ce crime, dénonçant une violation grave des droits humains et des libertés fondamentales. L’État s’est engagé, avec solennité, à traquer les auteurs, co-auteurs et complices de ce meurtre, affirmant sa volonté de mettre un terme à l’impunité qui gangrène le pays.
"Justice sera faite"
"La République ne reculera pas. La justice sera faite", promet le ministère dans une déclaration empreinte d’émotion et de fermeté. Le message est clair: protéger les journalistes, c’est aussi protéger la démocratie.
Au-delà des mots, c’est toute une profession qui attend des actes. Car, le nom de Fiston Wildondja Mazambi s’ajoute à une liste déjà trop longue de journalistes intimidés, enlevés ou tués en plein exercice de leur métier. Sa disparition est un drame de plus dans une région où informer devient parfois un acte de bravoure.
Le Gouvernement a présenté ses condoléances à la famille éplorée ainsi qu’à la grande famille de la presse congolaise, saluant la mémoire d’un homme dévoué à la vérité.
Sa mort tragique fait appel à une introspection nationale : combien faudra-t-il encore de victimes avant que les mots "liberté de la presse" prennent enfin tout leur sens sur l’ensemble du territoire congolais ? "Fiston Wildondja Mazambi, ton micro s’est tu, mais ton engagement résonne encore", s'écrie un journaliste congolais, ému par ce meurtre.
Jérémie ASOKO