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Kinshasa annonce la ratification, dans un bref délai, de l'Accord de Washington par le Parlement congolais
Le Gouvernement congolais se veut rassurant. Il soutient l'accord de paix de Washington signé par les présidents congolais, Félix-Antoine Tshisekedi et rwandais, Paul Kagame, hier jeudi 04 décembre, sous les auspices du président américain, Donald Trump. Selon l'Exécutif congolais, cet Accord sera également ratifié par le Parlement au regard des critiques de la population, renseigne la porte-parole du Chef de l'État, Mme Tina Salama, depuis le pays de l'Oncle Sam.
"La Constitution donne le droit au Président de la République, à travers l'article 213, le droit de négocier et de ratifier les traités ou les accords internationaux, a affirmé Tina Salama.
Le Gouvernement doit, par ailleurs, informer le Parlement, des mécanismes, via le Gouvernement de la République démocratique du Congo, quand le Président s'est engagé comme garant de la nation, le gouvernement a suivi par d'autres mécanismes pour aller informer le Parlement. Peut-être que ça n'a pas été fait de manière officielle pour que vous autres, de la presse, soyez informés pour en parler, mais je pense que le Parlement a suivi cela", a affirmé Tina Salama.
Pour la porte-parole du Chef de l'État, la présence du président de l'Assemblée nationale dans la délégation congolaise est une preuve de l'accompagnement du Parlement dans le processus de Washington.
UN SIGNAL FORT ET UN ACCORD FRAGILE
La rencontre Tshisekedi-Kagame est un signal fort sur le plan diplomatique, mais un accord fragile suite à la non-application de certaines résolutions dans le passé concernant la région des Grands lacs. La réalité sur terrain déterminera de la mise en pratique de l'engagement de deux parties surtout du Rwanda qui alimente la guerre avec ses supplétifs.
Sous l'impulsion directe des États-Unis d'Amérique, les deux dirigeants ont ratifié l'accord signé en juin et donner corps au cadre d'intégration économique régionale adopté début novembre.
La médiation au Qatar est une autre paire de manche du dispositif diplomatique. Un accord-cadre a été signé entre Kinshasa et le Mouvement du 23 mars (M23), mais son contenu reste largement à négocier. Sur le terrain, rien n'a changé : les positions ne bougent pas, les lignes de front restent actives et aucune mesure de confiance n'a été mise en place.
La juxtaposition des deux processus (Washington et Doha) montre la complexité du dossier : d'un côté une médiation interétatique, de l'autre une négociation politico-militaire directe avec la rébellion.
Depuis janvier 2025, la ville de Goma a subi une incursion de la coalition AFC/M23. Pareil pour la ville de Bukavu au mois de février courant. Au passage, plus de 10.000 morts et une dizaine de milliers de déplacés en interne.
Gloire BATOMENE