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Kenge : Les FARDC capturent le redouté chef armé de Mobondo
Dans une opération menée dans la nuit du 6 au 7 août dernier, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont arrêté Midima Mabanza Denzu, plus connu sous le nom de guerre "Mabende", chef notoire du groupe armé Mobondo, responsable de multiples exactions dans le territoire de Kenge (province du Kwango).
Selon des sources proches du dossier, cette capture marque un tournant décisif dans la lutte contre l'insécurité sur l'axe routier RN1, théâtre récurrent d'attaques violentes ces derniers mois.
D'après des sources sécuritaires, "Mabende" est l'instigateur principal de l'attaque meurtrière survenue dans la nuit du 5 au 6 août dernier entre les localités de Kabuba et Mbangi. Un bus de la société CLASSIC avait alors été intercepté par des hommes lourdement armés, identifiés comme des éléments du groupe Mobondo.
Plusieurs passagers avaient été sauvagement dépouillés de leurs biens, d'autres avaient subi des blessures graves à l'arme blanche, notamment à la machette.
Cette attaque, parmi une série d'autres attribuées à ce groupe, avait provoqué une vive indignation parmi la population locale et les autorités, exigeant une réponse ferme des forces de l'ordre.
UNE OPÉRATION MILITAIRE CIBLÉE SOUS HAUTE DIRECTIVE
Sur instruction expresse du Général-Major Padiri Muhizi Jonas, Commandant des opérations Ngemba, une unité spéciale des FARDC a été déployée pour traquer et neutraliser "Mabende".
Après des renseignements précis et une traque méthodique, celui-ci a finalement été localisé et capturé sans résistance majeure, évitant ainsi un bain de sang supplémentaire.
Conformément aux procédures judiciaires militaires, l'individu a été immédiatement transféré vers la ville de Kenge, où il sera prochainement jugé devant un tribunal compétent, dans le cadre d'un procès public. Les autorités militaires insistent sur le caractère exemplaire de cette procédure, afin de démontrer l'efficacité de l'État face à la criminalité armée.
DES PATROUILLES CONTRE LES REPRESAILLES
Les FARDC lancent un appel solennel aux victimes de l'attaque du 5 août, ainsi qu'à tout témoin des agissements du groupe Mobondo, à se manifester auprès des autorités judiciaires ou militaires. L'objectif est de recueillir des preuves supplémentaires et d'assurer une réparation équitable pour les personnes lésées.
Afin de prévenir toute tentative de représailles ou de nouvelles attaques, les FARDC ont annoncé le déploiement de patrouilles renforcées le long de la RN1, notamment aux abords des zones critiques comme Kabuba et Mbangi. Des points de contrôle mobiles ont également été mis en place pour filtrer les mouvements suspects.
Selon un bilan sécuritaire actualisé, la situation est désormais sous contrôle, la libre circulation est rétablie, et les activités socio-économiques reprennent progressivement. Les transporteurs et usagers de la route ont salué cette mesure, tout en appelant à une sécurisation durable de cet axe vital pour l'économie provinciale.
Si la capture de "Mabende" constitue un succès opérationnel majeur pour les FARDC, les défis sécuritaires dans le Kwango restent nombreux. D'autres factions du groupe Mobondo ainsi que des bandes armées opportunistes, continuent de sévir dans des zones reculées. Les autorités militaires reconnaissent cet enjeu et affirment que des opérations de ratissage sont en cours pour démanteler définitivement ces réseaux.
Félix MULUMBA Kalemba