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Kasaï-Oriental : les travailleurs de la Miba demandent le remplacement du PCA Jean-Charles Okoto
Les travailleurs de la Minière de Bakwanga (Miba) réclament le remplacement du président du conseil d'administration (PCA) de leur entreprise, M. Jean-Charles Okoto. Réunis au sein du Collectif des Enfants Miba, ils ont sollicité, au cours d'une rencontre tenue hier, l'intervention du président. Ils estiment que l'actuelle gouvernance freine les efforts de redressement de cette société minière stratégique basée à Mbuji-Mayi.
Dans un mémorandum adressé au chef de l'État, les membres du collectif accusent Jean-Charles Okoto de constituer un obstacle à la relance de la MIBA. Ils estiment qu'un changement à la tête du Conseil d'administration est devenu indispensable pour permettre à l'entreprise de retrouver sa stabilité financière et opérationnelle.
Au-delà du remplacement du PCA, les travailleurs revendiquent le paiement des arriérés de salaires accumulés depuis plusieurs mois. Aussi, la réduction du nombre d'administrateurs afin d'alléger les charges de fonctionnement de l'entreprise. De même, une implication plus soutenue de l'État dans le processus de relance de la société.
DES GRIEFS À L'ENCONTRE DE CHARLES OKOTO
Nommé président du conseil d'administration en octobre 2023, Jean-Charles Okoto fait régulièrement l'objet de critiques de la part de certains acteurs de la MIBA. En 2024, il avait déjà été accusé d'avoir retardé la relance de l'entreprise, en s'opposant à la signature de certains contrats jugés essentiels par ses détracteurs.
Le PCA avait alors rejeté ces accusations, soutenant que ses décisions relevaient de ses attributions légales et visaient à protéger les intérêts de la MIBA. Plus récemment, il avait également défendu la décision des actionnaires de soumettre les fonds destinés à la relance de l'entreprise à un audit préalable, estimant que cette démarche répondait à un impératif de transparence et de bonne gouvernance.
Cette nouvelle démarche des travailleurs intervient dans un contexte où les attentes demeurent fortes quant au redressement de la Minière de Bakwanga, longtemps considérée comme un pilier de l'économie du Kasaï, mais confrontée depuis plusieurs années à d'importantes difficultés financières et opérationnelles. Les employés espèrent que leurs revendications permettront d'accélérer la mise en œuvre des réformes nécessaires à la relance effective de l'entreprise.
Félix MULUMBA KALEMBA