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Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
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Kasaï-Oriental: le litre d'essence passe de 4.000 FC à 6.000 FC
La population de Mbuji-Mayi est confrontée à une crise économique et logistique majeure due à une hausse spectaculaire du prix du carburant. En seulement deux semaines, le prix d'un litre d'essence a flambé, passant de 4.000 francs congolais à des sommets variant entre 5.500 et 6.000 FC.
Cette situation de rareté et de prix exorbitants crée une vive tension chez les consommateurs et paralyse en partie les acteurs des transports urbains.
La rareté du produit est observée tant dans les stations-service officielles que chez les revendeurs informels.
Plusieurs vendeurs contactés attribuent la cause principale de cette augmentation à la rareté du produit sur le marché, elle-même directement liée aux difficultés d'acheminement.
L'état désastreux des voies de communication rend complexe l'approvisionnement en carburant vers les points de vente de Mbuji-Mayi. Un vendeur local a témoigné de l'instabilité des prix : "Le prix d'essence monte du jour au lendemain".
L'essence étant le moteur principal des transports urbains, cette crise a des répercussions immédiates sur la mobilité et le coût de la vie.
Les motards, qui assurent une part essentielle du transport en ville, ont été contraints de majorer leurs tarifs pour compenser l'explosion du prix du carburant. Un motard a expliqué la nécessité de cette mesure : "Avec la montée du prix de l'essence, nous avons aussi majoré le prix des transports urbains. C'est simplement pour pouvoir continuer à travailler".
Les consommateurs doivent désormais faire face à des coûts de déplacement supplémentaires, ce qui affecte leur budget quotidien et risque d'entraîner une hausse indirecte des prix des biens et services dans toute la ville, notamment ceux dont l'acheminement dépend des motards et autres véhicules.
La population de Mbuji-Mayi lance un appel urgent aux autorités pour qu'elles s'attaquent aux problèmes logistiques structurels, notamment l'état des routes, afin de stabiliser le marché des produits pétroliers.
Félix MULUMBA KALEMBA