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Kasaï-Central : les enseignants menacent de déclencher une grève
L’Intersyndicale provinciale des syndicats des enseignants de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté (EDU-NC) du Kasaï-Central a accordé un ultimatum de deux semaines aux autorités compétentes pour répondre à sa revendication portant sur la décalcisation de l’enveloppe salariale des enseignants des territoires de Demba, Dibaya et Dimbelenge de Caritas/IFOD vers Advans Congo, agence de Kananga.
Dans une déclaration syndicale rendue publique hier lundi 27 juillet, les représentants des enseignants préviennent qu’en l’absence d’une réponse satisfaisante dans le délai imparti, ils engageront des actions syndicales de grande envergure pouvant déboucher sur une grève dès le mois de septembre, à l’approche de la rentrée scolaire.
L’intersyndicale rappelle que cette revendication n’est pas nouvelle. Elle affirme avoir officiellement saisi les autorités depuis le 28 novembre 2025, avant d’adresser plusieurs rappels à la Direction nationale ainsi qu’à la Direction provinciale de la Dinacope. Malgré ces démarches, aucune mesure concrète n’aurait été prise pour résoudre le problème.
Les syndicats justifient leur demande par les nombreuses difficultés rencontrées dans le processus de paie. Ils dénoncent notamment des retards récurrents de deux à trois mois, la distribution de billets impropres à la circulation, des manquants dans les listes de paiement, la pratique dite de « Banque Lambert » par certains agents payeurs, le manque de considération envers les enseignants ainsi que le non-respect des sites de paie convenus avec la Dinacope.
ENGAGER RAPIDEMENT UN DIALOGUE POUR ÉVITER DE PÉNALISER DES MILLIERS D’ÉLÈVES
Ils estiment que ces dysfonctionnements ont des conséquences directes sur les conditions de vie des enseignants et de leurs familles, tout en perturbant le fonctionnement normal des établissements scolaires de la province éducationnelle du Kasaï-Central.
« Depuis notre première correspondance, plusieurs rappels ont été adressés aux responsables de la Dinacope, sans qu’aucune solution durable ne soit trouvée. Cette situation porte gravement atteinte à la dignité des enseignants et compromet le bon fonctionnement du système éducatif », déplore l’intersyndicale.
À quelques semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, cette menace de grève fait craindre des perturbations dans les écoles publiques concernées si les autorités ne répondent pas favorablement aux revendications syndicales.
Les enseignants appellent ainsi le Gouvernement et les services compétents à engager rapidement un dialogue afin d’éviter un mouvement de cessation de travail qui pénaliserait des milliers d’élèves.
Félix MULUMBA KALEMBA