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Kasaï-Central: les enseignants des territoires de Demba et de Dibaya en grève
Les enseignants des territoires de Demba et de Dibaya, au Kasaï-Central, observent une grève généralisée depuis le lundi 25 novembre 2024, en raison de retards persistants dans le paiement de leurs salaires. Ce mouvement de grève a été confirmé par Marcel Masanka, coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise de Demba, et Augustin Tshibuyi, son homologue à Dibaya.
Ces acteurs de la Société civile rapportent que, depuis le commencement de cette grève, les établissements scolaires sont restés fermés, privant ainsi des milliers d’élèves de l’accès à l’éducation.
Les enseignants, qui revendiquent des conditions de travail décentes et une rémunération à jour, ont décidé d’arrêter leurs activités pédagogiques en réponse à leur frustration face à la lenteur des paiements qui pourraient avoir des répercussions sur leur quotidien.
« Cela est causé par le manque de communication et les promesses non tenues des autorités éducatives« , indique Marcel Masanka.
Dans une interview ce mardi 26 novembre, il a révélé que les enseignants, dans ces contrées rurales, font face à de nombreuses difficultés avec des salaires qui ne sont pas versés à temps, rendant leur situation insoutenable.
Indignation
« Nos enseignants travaillent dur pour éduquer les enfants de cette région. Il n’est donc pas acceptable qu’ils soient régulièrement confrontés à des retards de paiement. Cette situation doit changer« , a-t-il déclaré.
Pour sa part, Augustin Tshibuyi de la Nouvelle société civile congolaise à Dibaya a souligné l’importance de cette lutte pour le droit à une éducation de qualité. « Nous sommes unis dans cette grève, car il s’agit de nos droits et de l’avenir de nos élèves. Éduquer nos enfants nécessite que les enseignants soient en mesure de vivre de leur travail« , a-t-il ajouté.
vivement un paiement regulier
Les représentants de la société civile de Demba et de Dibaya exhortent les autorités provinciales à agir rapidement pour résoudre cette crise. Ils demandent la mise en place d’un calendrier de paiement régulier et l’établissement d’un cadre d’échanges entre les syndicats, la société civile et le gouvernement.
De leur côté, les syndicats d’enseignants, dont SYECO et SYNECAT, représentés par Daniel Mukinayi et Alphonse Tshibuyi présents à Dibaya, affirment leur détermination à poursuivre cette grève jusqu’à ce que des solutions concrètes soient apportées par le gouvernement provincial.
Dans une déclaration conjointe, ils ont appelé à un dialogue constructif avec les autorités compétentes afin de trouver une issue favorable à cette crise.
Les enseignants continuent de mobiliser la population autour de leurs revendications, organisant des sit-in et des manifestations pacifiques pour sensibiliser le gouvernement sur l’importance de l’éducation et les problématiques liées à la rémunération des enseignants.
Félix MULUMBA