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Kasaï-Central : Les "Bayanda" de Kazumba victimes de tracasseries policières...
Les transporteurs à vélo, communément appelés "Bayanda" dans le territoire de Kazumba, province du Kasaï-Central, font face à des exactions répétées de la part des éléments véreux de la Police nationale congolaise (PNC) en poste au niveau de la rivière Miao, selon de nombreux témoignages concordants recueillis par Forum des As. Ces pratiques illégales mettent en péril la subsistance de ces travailleurs et entravent l'approvisionnement en biens de première nécessité dans la région.
Les témoignages poignants de plusieurs "Bayanda" révèlent des extorsions orchestrées par des policiers en poste à la rivière Miao, point de passage pour le transport de marchandises à vélo dans le territoire de Kazumba. Ces agents de l'ordre, selon les mêmes témoignages, exigeraient systématiquement des sommes variant entre 2.000 et 3.000 francs congolais par vélo en guise d'autorisation de passage. Ce péage indu, impose un fardeau économique considérable à ces transporteurs dont les marges de profit sont souvent dérisoires.
La conséquence directe de ce racket policier est qu'une menace imminente pèse sur l'activité commerciale des "Bayanda". Faute de pouvoir s'acquitter de cette taxe illégale, ces petits commerçants locaux se voient refuser le passage à la rivière Miao, voire perdre purement et simplement leurs marchandises qui représentent souvent l'investissement de leurs maigres économies.
L'inquiétude suscitée par ces tracasseries policières s'étend bien au-delà des seuls transporteurs. Car, la population du territoire de Kazumba est de plus en plus préoccupée par les répercussions de ces pratiques sur l'acheminement des produits de première nécessité. Il faut signaler que les "Bayanda" jouent un rôle important dans la chaîne d'approvisionnement locale, assurant le transport de denrées alimentaires, de médicaments et d'autres biens essentiels vers des localités parfois difficiles d'accès par d'autres moyens de transport.
Face à cette situation alarmante, la société civile du territoire de Kazumba et plusieurs acteurs communautaires ont haussé le ton pour dénoncer ces abus et lancer un appel urgent au gouvernement provincial. Aussi, exhortent-ils les autorités provinciales à intervenir sans délai afin de mettre un terme à ces pratiques ignobles perpétrées par certains éléments de la police. Ces acteurs soulignent la nécessité de protéger les petits commerçants dont l'activité est essentielle à la survie économique de nombreuses familles dans le territoire de Kazumba. Ne pas agir contre ces tracasseries, c'est vouloir créer une crise économique sans précédent dans cette région.
Félix MULUMBA