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Kasaï central: des couples réconciliés grâce au HCR
En l’espace de quelques années, la société a traversé des épreuves difficiles qui ont laissé des cicatrices profondes au sein de nombreux ménages. L’année 2016 a été particulièrement marquée par des événements traumatisants, dont des actes de violence, y compris des viols qui ont entraîné des dislocations au sein de nombreux couples. Cette période sombre a laissé des séquelles douloureuses, exacerbant les tensions relationnelles et menaçant la stabilité des foyers.
Aujourd’hui, un tournant significatif dans ce processus de guérison est remarqué. Grâce à des initiatives humanitaires soutenues par le HCR, des couples qui se sont retrouvés séparés en conflit ont pu bénéficier de programmes de réconciliation.
« C’est vrai que c’est à travers la structure FMMDI que nous avons eu à mettre en place une équipe de coordination qui a bien entendu identifié dans les territoires et sur la ville les différents couples qui vivaient en état de dislocation suite à ce qui était arrivé à la femme à l’époque et nous avons associer les chefs coutumiers qui ont accepté de procéder à la signature d’un acte d’engagement pour faire en sorte que ceux-là qui ont connu des viols ou soit de l’adultère indépendamment de leur volonté, mais qui ont accepté moyennant réparation symbolique et faites par le chef coutumier qu’ils acceptent de cohabiter ensemble avec leurs maris, mais aussi en principe bénéficier de la part de HCR« , a rapporté le communicateur de l’ANVC.
« Voilà pourquoi aujourd’hui HCR qui était dans cette vision a voulu exactement encourager et accompagner ces couples afin qu’ils vivent ensemble pour combattre la délinquance juvénile. Les sites qui sont concernés, ce sont les cinq territoires, plus particulièrement les sites où il y a eu atrocité qui ont été repérés et identifiés. Et nous savons que nous sommes à 1500 ménages, mais je crois déjà que HCR est en train de battre les records« .
Selon Norbert Dibelayi, communicateur au sein de l’ANVC (Association nationale des victimes du Congo), « Nous avons connu tout ce que nous avons connu de 2016 à 2017, il y a eu des viols spontanés qui ont créé des dislocations au sein de ménages. Et aujourd’hui, les couples ont accepté de cohabiter ensemble. «
Cette démarche a été facilitée par la mise en œuvre de la 6ème étape, ou 6ème opération, avec le HCR (Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés) :
« Il est encourageant de constater que, lors de cette opération, une centaine de couples ont récemment été réconciliés, marquant ainsi un progrès significatif dans les efforts de restauration des relations« , indique Norbert Dibelayi.
Selon lui, les actions menées par l’ONG FMMDI (Femmes et Ménages pour le Développement et l’Intégrité) ont joué un rôle crucial dans ce processus en proposant des sessions de médiation et de soutien psychologique, offrant aux couples les outils nécessaires pour guérir et reconstruire leurs liens.
« L’importance de la réconciliation dans des contextes marqués par des violences est indéniable. Elle ne se limite pas seulement au rapprochement des couples, mais contribue également à la consolidation sociale des communautés. En facilitant le dialogue et instaurer un climat de confiance, ces initiatives ouvrent la voie non seulement à la guérison individuelle mais aussi à un renforcement du tissu social« , a-t-il indiqué.
Les témoignages des couples concernés révèlent à quel point le chemin vers la réconciliation est parfois semé d’embûches. Beaucoup ont dû faire face à des douleurs passées et à des ressentiments persistants. Cependant, avec le soutien de professionnels et de pairs formés, ils ont pu entamer un processus de prise de conscience, d’acceptation et de transformation.
Ces efforts collectifs témoignent d’une résilience remarquable au sein de ces familles qui, malgré les épreuves, aspirent à un avenir pacifique.
Norbert Dibelayi conclut en soulignant l’importance de l’engagement continu de toutes les parties prenantes : » La route est encore longue, mais chaque étape franchie est une victoire. Nous devons continuer à travailler ensemble pour s’assurer que chaque couple, chaque individu, trouve les ressources nécessaires pour maintenir la paix et l’harmonie dans leurs vies. «
Cette démarche pourrait bien servir de modèle pour d’autres régions confrontées à des défis similaires, illustrant comment le dialogue, le soutien communautaire et l’accompagnement engagé peuvent mener à une société plus unie et résiliente.
Félix Mulumba