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Joseph Kabila : » La sécurisation est une affaire des Congolais » !
Le Raïs Joseph Kabila a reçu pendant deux heures Bintou Keita, la patronne de la MONUSCO le mardi dernier, dans sa ferme de Kashamata à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga. Les deux personnalités ont passé au crible la situation sécuritaire qui prévaut à l’Est de la RDC.
La Représentante spéciale du secrétaire général de l’Onu et Joseph Kabila ont échangé notamment sur les manifestations de colère de la population du Nord-Kivu à Beni, Butembo et Goma contre la présence de la MONUSCO accusée, à juste titre, de ne pas assumer son mandat de protection des civils.
L’ancien président de la République a aussi abondé dans le même sens en assurant derechef que la sécurisation du pays est une affaire des seuls Congolais et non de quiconque d’autre. Cette mission régalienne incombe à la seule armée nationale, les FARDC, et non aux Casques bleus de la MONUSCO.
Du reste, Bintou Keita a été acculée par des journalistes, lors d’une conférence de presse pour savoir pourquoi les Casques bleus de la MONUSCO n’interviennent jamais pour aller secourir les civils sans armes, massacré juste à côté de leurs bivouaques.
Jusqu’hier, on a continué à enregistrer des mouvements de colère de jeunes gens dans les agglomérations du Nord-Kivu contre la MONUSCO, en dépit de l’interdiction des manifestations décrétée par le gouverneur de province, Zanzu Kasivita. « Kabila a raison d’affirmer haut et fort que la sécurisation du pays, c’est uniquement les Congolais », rapporte un analyste politique.
Devant la cheffe de la MONUSCO, l’ancien Commandant suprême des forces armées, pendant 18 ans de règne, a fait le bilan de cette présence onusienne, de la MONUC ( Mission de l’ONU au Congo) à l’actuelle MONUSCO.
Ayant jugé ce parcours négatif, le président Joseph Kabila ne cessait, en son temps, d’exiger le retrait progressif de la Monusco. Il persiste et signe : aucun soldat étranger ne viendra mourir à la place des militaires congolais. La preuve est donnée avec les Casques bleus de la MONUSCO qui ne prennent jamais un tel risque. Raison pour laquelle, tous les moyens opérationnels doivent être mis à la disposition des FARDC pour leur permettre de remplir avec efficacité leur mission difficile de la sécurisation de la RDC.
NON AUX TROUPES ETRANGERES
Avant-hier, Gilbert Kakonde le ministre UDPS de l’Intérieur du gouvernement sortant , répondait aux jeunes manifestants en colère dans le Nord-Kivu en leur disant que très bientôt les Américains, avec qui ils ont signé un Accord de coopération, viendront mette fin au règne des terroristes ADF.
C’est justement ce discours que Joseph Kabila, soutenu par nombre de ses compatriotes, ne veut pas entendre. C’est plutôt aux FARDC, l’armée nationale qu’ on doit doter de moyens pour cette tâche et non le contraire. L’intervention des troupes étrangères se fait souvent avec des contreparties attentatoires à la souveraineté nationale.
KANDOLO M.