Dernière minute
Société
Près de 200 étudiants en provenance des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment des zones sous contrôle de l’AFC-M23, ont rejoint l’Université de Kisangani pour poursuivre leur cursus académique. Ce déplacement intervient après la suspension, en août dernier, des activités de plusieurs…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Au lendemain du réquisitoire de Joseph Kabila contre la gouvernance de Félix Tshisekedi, les réactions n'ont pas tardé à fuser. Du porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, au vice-Premier…
Étranger
Des rives du Nil aux pyramides de Gizeh, la capitale égyptienne se dévoile comme une ville de contrastes, où coexistent l'ancien et le moderne. Bruyante, vivante et profondément attachée à son…
Nation
Le Parlement d'enfants de Butembo-Lubero a lancé l'alerte le dimanche 11 octobre 2026. Dans plusieurs écoles de Butembo, au Nord-Kivu, le manque d'eau empêche d'utiliser les dispositifs de lavage…
Immunité parlementaire : un principe en péril
Le verdict est tombé:
Augustin Matata Ponyo, député national, condamné à 10 ans de travaux forcés, 5 ans d'inéligibilité, et confiscation de ses biens.
Mais au-delà de la peine infligée, c'est un pilier démocratique qui vacille : L'immunité parlementaire, ce rempart contre les abus de pouvoir, est aujourd'hui en péril.
Une immunité bafouée, une Constitution contournée
Le droit congolais est formel :
Article 107, alinéa 2 de la Constitution:
"Sauf le cas de flagrant délit, aucun député ne peut être poursuivi ou arrêté sans l'autorisation de l'Assemblée nationale."
Aucune autorisation n'a été donnée.
Et pourtant, Matata a été poursuivi, jugé, condamné.
La Cour a franchi une ligne rouge.
"C'est l'équivalent juridique d'un vol à main armée dans un Parlement", dénonce un juriste senior.
Un raisonnement tordu, un précédent dramatique
Pour justifier l'illégal, la Cour évoque que les faits seraient antérieurs au mandat de député.
Mais cela ne change rien:
- Le statut de député est en cours,
- L'immunité est active,
- Et elle couvre l'ensemble de la période de mandat.
C'est un principe universel.
Mais, la Cour l'a traité comme une clause facultative.
Et ce faisant, elle a créé un précédent d'insécurité parlementaire.
Un message de terreur envoyé aux élus
La leçon est claire :
- Peu importe que vous soyez élu,
- Peu importe que votre chambre ne vous ait pas désavoué,
- Si la Cour veut vous juger, elle le fera.
C'est une gifle au droit parlementaire.
C'est une menace sur la séparation des pouvoirs.
Et demain, quel député, quelle voix indépendante osera s'exprimer librement, si son immunité ne tient qu'à un décret d'interprétation venu d'une Cour aux ambitions politiques ?
D'une affaire judiciaire à une crise institutionnelle
Ce n'est plus seulement Matata qui est atteint.
C'est toute l'institution parlementaire.
Et si l'Assemblée nationale ne réagit pas,
Elle validera le début de sa propre vulnérabilité.
L'immunité parlementaire n'est pas un luxe.
C'est un garde-fou démocratique.
Et aujourd'hui, il est menacé.