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Hôpital du Cinquantenaire : le gouvernement résilie le contrat avec Padiyath Health Care
Le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, vient d'annoncer la fin du partenariat qui liait le gouvernement à la société indienne Padiyath Health Care. Signé le 14 juin 2013, ledit contrat prévoyait un apport de 40 millions de dollars américains destiné à moderniser les équipements et à renforcer les services médicaux, ainsi que la rétrocession de 5% des recettes à l'État. Mais, douze ans plus tard, le constat est décevant : aucune de ces obligations n'a été respectée par la partie indienne.
C'est l'Inspection générale des finances (IGF) qui, au terme d'une mission auprès de cette institution hospitalière, a établi que le partenaire indien n'a ni investi, ni versé les montants convenus, ni respecté les exigences de transparence fixées dans le contrat.
À cause de toutes ces défaillances, le ministère de la Santé publique a notifié le 17 octobre 2024 à l'autre partie la résiliation du partenariat, conformément à la loi sur les partenariats public-privé et des clauses du contrat.
En prenant cette décision importante, le gouvernement veut à tout prix restaurer la souveraineté sanitaire de la RDC, protéger un patrimoine public stratégique qui a coûté énormément au Trésor public. Par là aussi, l'État fait voir qu'il place la santé de ses citoyens au cœur de son action.
Cette décision marque un tournant historique dans le secteur sanitaire du pays. De même qu'il veille sur la gestion des hôpitaux fonctionnant sous la tutelle du ministère de la Santé publique, notamment le Centre hospitalier universitaire renaissance (CHUR) ex-Mama Yemo, la Clinique Ngaliema, les Cliniques universitaires et d'autres hôpitaux de référence. Et quedésormais il aura la mainmise sur l'un de ses établissements hospitaliers les plus emblématiques.
Selon le directeur de cabinet du ministre de la Santé publique, la continuité des soins sera garantie et un comité d'accompagnement, réunissant la Présidence de la République, la Primature, l'IGF et plusieurs ministères, va superviser l'ensemble des opérations financières et administratives, en attendant la nomination des nouvelles autorités dirigeantes de ce grand établissement hospitalier. D'aucuns espèrent que les nouveaux dirigeants, une fois nommés, s'emploieront à redorer son image ternie de l'hôpital du Cinquantenaire par tant de scandales qui ont poussé le gouvernement à résilier le partenariat avec les Indiens.
Muke MUKE