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Haut-Katanga : clôture de la formation sur la mise en œuvre de l’approche ‘‘Une Santé’’
Démarrée le mercredi 1er avril, la formation de renforcement des capacités sur la mise en œuvre de l’approche «Une santé» (One Health) a été clôturée le samedi 4 avril à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, renseigne une dépêche de l’Agence congolaise de presse (ACP).
«Nous avons passé trois jours pour former les acteurs de lutte contre les maladies liées à l’interface homme, animal, plante et environnement selon l’approche Une santé qui vise la synergie, la coordination, la collaboration et la communication entre les secteurs. Nous avons évalué la mise en œuvre de l’approche Une santé au niveau intermédiaire et ressortie le goulot d’étranglement », a déclaré Dr Prince Esakombe, membre de la Commission de coordination Une santé (CCUS).
D’après cet acteur de santé, ces assises ont permis d’outiller les participants issus de différents secteurs sur les principes fondamentaux de cette approche intégrée, qui repose sur la synergie, la coordination, la collaboration et la communication intersectorielle.
Pour le Dr Esakombe, dans un contexte mondial marqué par la recrudescence des menaces sanitaires, les experts appellent à un changement de paradigme dans la manière d’aborder les défis de santé publique. Il a insisté sur l’importance de repenser les stratégies actuelles en matière de recherche et d’intervention.
« Nous avons formalisé les échanges et accords des chercheurs et des autres secteurs impliqués dans la recherche. Voici donc le fait, résoudre les problèmes d’aujourd’hui et les menaces de demain ne peut pas s’accomplir avec les approches d’hier. Nous devons concevoir les solutions adaptatives, perspectives et multidisciplinaires dans le but de lutter contre les menaces sanitaires car l’approche Une santé vise à équilibrer et optimiser durablement la santé de tous », a-t-il précisé.
Pour sa part, le Professeur Justin Masumu, coordonnateur-pays du projet Décentraliser et rendre opérationnelles les plateformes «Une sante») (Doperaus) de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), qui a supervisé ces assises, les participants se sont engagés à renforcer la collaboration entre les secteurs concernés afin d’améliorer la prévention, la détection et la riposte face aux maladies émergentes et ré-émergentes selon l’approche Une Santé.
Cette formation financée par le Centre de recherche pour le développement international (CRDI) du Canada, a été organisée à l’intention des médecins chefs de zone de sante, des inspecteurs communaux de secteur de la santé animale et végétale ainsi que des superviseurs communaux de l’environnement. Elle a permis de renforcer leurs capacités en analyse des risques, planification des actions et surveillance intégrée, tout en promouvant une coordination multisectorielle efficace.
Depuis le 1er avril dernier, une équipe du projet DOPERAUS de l'Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) s'attèle à former une poignée de participants. Réunis à Lubumbashi, les membres de ce premier groupe viennent d'arriver à bout de ces séances de mise à niveau.
Motivés, les participants tâchent de tirer profit de ''cette Formation Décentralisée et de l'Evaluation à mi-parcours des activités du projet'' en vue de renforcer la mise en œuvre de cette approche dans leurs milieux respectifs.
Placée sous la supervision du Professeur Justin Masumu, cette mission se déroule avec l'accompagnement du Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI/Canada), renseigne une source proche des organisateurs.
Traquer les maladies contagieuses
La présente formation vise particulièrement à renforcer les capacités des acteurs de lutte contre les maladies à l'interface "Homme - Animal - Plante - Environnement" au niveau périphérique.
Elle permet également d'évaluer la mise en œuvre de l'approche "Une Santé" par les différents secteurs de santé au niveau intermédiaire en vue d'en identifier les goulots d'étranglement.
Aussi, les organisateurs s'attendent-ils à ''formaliser les échanges et les accords avec les chercheurs impliqués dans la recherche conjointe, ainsi qu'avec les structures des ministères de la santé au niveau de différentes provinces sentinelles, en vue du démarrage effectif des activités de recherche sur le terrain''.
Chronogramme des formations
Au regard du chronogramme provisoire, la mission en cours devra se déployer dans six sites sentinelles du projet, à savoir : Kikwit, Kenge, Mbandaka, Lubumbashi, Mbujimayi et Kinshasa.
Le Haut-Katanga a ainsi été ciblée pour accueillir la phase pilote de ce projet de renforcement de la mise en œuvre de l'approche ''Une seule santé'', prévue du 1er au 6 avril dernier.
L'équipe de formateurs est attendu ce mercredi au Kasaï-Oriental pour les séances fixées du 8 au 13 avril. Ils se rendront, par la suite, dans la province de l'Equateur pour encadrer des participants mobilisés pour la formation qui sera dispensée du 25 avril au 2 mai 2026.
Viendra alors le tour de Kwilu et de Kwango du 23 au 30 mai, avant l'étape de Kinshasa qui bouclera la boucle du 2 au 5 juin prochain, si les prévisions n'enregistrent aucune modification.
Génèse de DOPERAUS
Après la formation des acteurs de lutte du niveau intermédiaire, un atelier de renforcement des capacités est programmé pour les médecins - chef de zone, les inspecteurs communaux des secteurs de la santé animale et végétale, et les superviseurs communaux de l'environnement.
Le présent projet intervient au moment où la RDC est en proie à la résurgence des maladies émergentes comme Ebola, la variole simienne… Ces pathologies se développent dans des conditions écologiques, socio-économiques et sanitaires marquées par la proximité entre les populations humaines, la faune sauvage et le bétail. D'où, la nécessité de la mise en œuvre effective de l'approche "Une Santé" à tous les niveaux du secteur sanitaire du pays.
C'est dans cette optique que le projet DOPERAUS (Décentraliser et rendre opérationnelles les plateformes "Une Santé" en Guinée et en République démocratique du Congo) a vu le jour.
Financé par le CRDI/Canada et porté par l'INRB en RDC et par le Centre de Recherche et de Formation en Infectiologie en Guinée (CERFIG), ce projet se fixe comme objectif de contribuer à la décentralisation et l'opérationnalisation des plateformes "Une Santé" dans ces deux pays.
Yves KALIKAT