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Guillaume Ngefa alerte sur les conditions carcérales en RDC
Le ministre d'État, ministre de la Justice et Garde des sceaux, Guillaume Ngefa, a animé hier mercredi, aux côtés du ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, un briefing de presse consacré aux priorités du secteur judiciaire. L'occasion pour le nouveau patron de la Justice de dresser un constat alarmant sur la situation des prisons congolaises et de réaffirmer la détermination du gouvernement à rapprocher la justice de la population.
" La justice élève une nation. Mon style sera celui d'un ministre de la justice de la périphérie, proche du peuple ", a déclaré Guillaume Ngefa. Revenant d'une tournée dans l'Ouest du pays, il a décrit des conditions de détention dramatiques, notamment à la prison de Kassapa, construite avant l'indépendance et qui héberge aujourd'hui près de 2.700 détenus pour une capacité initiale bien moindre. Plus de 800 cas de tuberculose y ont été recensés. " Une telle promiscuité est insupportable. Nous devons mettre en place un programme d'urgence ", a insisté le Ministre.
Au-delà de la santé des détenus, il a plaidé pour des moyens accrus en faveur des magistrats et du personnel judiciaire, souvent mal rémunérés et exposés sans protection à des risques sanitaires. " Comment bâtir un État de droit si la justice n'a pas les moyens de fonctionner ? " s'est-il interrogé, saluant l'initiative de certaines autorités locales qui complètent les salaires des magistrats pour améliorer leurs conditions de travail.
LUTTER CONTRE L'IMPUNITE DES CRIMES GRAVES
Guillaume Ngefa a, par ailleurs, affirmé sa volonté de lutter contre l'impunité des crimes graves commis en RDC, y compris ceux imputés aux troupes étrangères. Il a évoqué notamment les massacres d'Uchuru et de Kichéché, qui ont coûté la vie à des centaines de civils. " Nos juridictions sont compétentes. Nous ouvrirons des enquêtes, quelles que soient les personnes impliquées ", a-t-il assuré, s'appuyant sur les récents rapports internationaux qui établissent des violations massives des droits humains sur le sol congolais.
Interrogé sur la situation du détenu Ndala, dont l'état de santé avait suscité des alertes sur les réseaux sociaux, le ministre de la Justice a confirmé sa prise en charge médicale. Toutefois, il a rappelé que sa libération conditionnelle ne pouvait intervenir que dans le respect strict des critères légaux. Il a dénoncé des pratiques de corruption dans certaines provinces, où des familles paient pour faire figurer des noms non éligibles sur les listes de bénéficiaires.
Pour sa part, Patrick Muyaya a souligné que le gouvernement reste attentif aux alertes citoyennes et que des actions sont menées dans le respect des procédures.
En conclusion, le ministre de la Justice a réaffirmé sa priorité : redonner confiance aux citoyens en une justice équitable, accessible et crédible, tout en mettant fin à l'impunité et en réhabilitant les lieux de détention.
Jérémie ASOKO