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Epidémie de Mpox : Mbuji-Mayi enregistre une recrudescence de cas suspects
La zone de santé de Kabeya Kamuanga, identifiée comme l'épicentre de l'épidémie de Mpox (variole simienne) dans la province du Kasaï-Oriental, a signalé six nouveaux cas suspects au cours des sept derniers jours, selon les données officielles communiquées par les services sanitaires locaux. Le Dr Jean Pierre Sumba, responsable du suivi épidémiologique dans la région, a confirmé cette augmentation lors d'un point de presse tenu le lundi 14 juillet, soulignant l'urgence de renforcer les mesures de prévention pour endiguer la propagation du virus.
Depuis janvier 2025, le territoire de Kabeya Kamuanga a recensé 36 cas suspects, dont un décès confirmé lié à la Mpox. Dans un contexte plus large, depuis le début du suivi intensif en 2024, les statistiques révèlent des chiffres préoccupants : 59 cas suspects au total; 7 cas confirmés positifs; 37 cas déclarés négatifs après analyses et 15 cas toujours en attente de résultats.
Ces données mettent en lumière la persistance d'un foyer actif, nécessitant une réponse rapide pour éviter une escalade épidémique.
Le Dr Sumba a rappelé les principaux vecteurs de contamination de la Mpox, une zoonose dont la transmission à l'homme s'effectue principalement par : Contact direct avec des lésions cutanées, des fluides biologiques ou des muqueuses de personnes infectées; manipulation d'animaux contaminés (rongeurs, primates) ou de produits dérivés (viande de brousse); et environnements à faible hygiène, favorisant la dissémination du virus.
"L'épidémie est bien présente. Il est important d'éviter tout contact avec les malades et de ne pas manipuler d'animaux suspects", a insisté le médecin, appelant à une vigilance accrue dans les communautés rurales, où les pratiques à risque (chasse, consommation d'animaux sauvages) restent répandues.
Face à cette recrudescence, les autorités sanitaires ont activé un protocole renforcé incluant : surveillance active; sensibilisation communautaire; renforcement des capacités diagnostiques et la coordination interzones.
Les autorités provinciales ont lancé un appel solennel à la population pour signaler immédiatement tout symptôme évocateur (fièvre, éruptions cutanées, adénopathies); éviter les rassemblements dans les villages touchés; collaborer avec les équipes sanitaires lors des enquêtes épidémiologiques.
Alors que la situation reste sous haute vigilance, les défis logistiques (accès limité aux centres de santé, pénurie d'équipements de protection) pourraient compliquer la réponse. L'OMS et le ministère de la Santé envisagent une mission d'appui technique dans les prochains jours pour évaluer les besoins critiques.
Félix Mulumba Kalemba