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En Chine, la main, le visage et le téléphone remplacent l'argent liquide pour les achats
Lors d'une visite au siège de Tencent, dans la zone riveraine de Xuhui à Shanghai, une délégation de journalistes africains a découvert lundi 3 novembre les dernières innovations de l'entreprise chinoise dans le domaine des paiements numériques. Dans un pays où l'argent liquide circule de moins en moins, le paiement électronique est devenu la norme, et de nouvelles technologies comme le paiement par la paume ou le paiement facial repoussent encore les limites de la modernité.
"En Chine, il est désormais possible de payer simplement en posant sa main sur un capteur ou en présentant son visage à une caméra", ont expliqué les guides de Tencent, géant technologique et maison-mère de WeChat Pay.
Le paiement par la main comme portefeuille, ou Palm Scan Payment, est une innovation de WeChat Pay, la plateforme de paiement de Tencent. Cette technologie biométrique repose sur la reconnaissance des veines internes de la paume, un identifiant unique pour chaque individu.
Facile à utiliser, et le principe est simple : l'utilisateur enregistre sa main une seule fois sur un terminal WeChat Pay, qui relie ses données biométriques à son compte. Lors d'un achat, il lui suffit d'approcher sa paume du capteur pour valider la transaction. "C'est rapide, sans contact et beaucoup plus hygiénique", a précisé un utilisateur chinois.
Déjà répandu à Shenzhen et Pékin même en dehors de la Chine comme Singapour, Émirats Arabes Unis et au Japon, ce système est utilisé dans les supérettes, restaurants, hôpitaux et stations de métro.
Le paiement facial
Autre prouesse technologique : le paiement facial. Grâce à la reconnaissance 3D du visage, les utilisateurs peuvent régler leurs achats sans même sortir leur téléphone. Un simple regard vers le terminal suffit à identifier le compte WeChat Pay et à valider la transaction.
De nombreux utilisateurs affirment que cette innovation "offre un gain de temps considérable" et "renforce la sécurité des paiements". Le système, précisent-ils, est soumis à un consentement explicite de l'utilisateur, et les données peuvent être effacées à tout moment via l'application.
Dans les rues de Shanghai, Pékin ou Chongqing, il devient rare de voir quelqu'un sortir un billet de sa poche. Des supermarchés aux taxis, en passant par les pharmacies et le métro, le paiement mobile domine.
Dans une boutique de vêtements du centre-ville, un journaliste africain témoigne. "J'ai choisi trois chemises. À la caisse, je n'ai eu qu'à présenter un QR code sur mon téléphone, et en une seconde, le paiement était validé. C'est impressionnant!", explique un jeune étudiant congolais en Chine.
Le téléphone portable a supplanté la carte bancaire. Deux géants dominent le marché : Alipay (Alibaba) et WeChat Pay (Tencent). Ces plateformes génèrent des QR codes uniques que le commerçant scanne pour recevoir le paiement instantanément.
"L'Afrique peut s'inspirer du modèle chinois"
Pour Rocco Nkanga, journaliste congolais, ce modèle peut inspirer l'Afrique. "C'est rapide et pratique. Avec cette méthode, on n'a pas besoin de se promener avec beaucoup d'argent. Cela réduit les risques de vol. Même si quelqu'un me vole mon téléphone, il ne peut pas accéder à mon argent".
Il estime toutefois que l'Afrique doit relever certains défis avant d'adopter un tel système à grande échelle. "Il faut d'abord régler les problèmes d'inclusion financière, d'accès à l'électricité et à Internet. Sans une infrastructure numérique fiable, il sera difficile de généraliser ces technologies. Mais, nous avons les intelligences nécessaires pour apprendre du modèle chinois".
L'exemple chinois montre qu'une société sans argent liquide n'est plus une utopie. Dans ce pays où la monnaie numérique est omniprésente, les transactions sont devenues aussi simples qu'un geste ou un regard.
Le paiement électronique, qu'il soit mobile, facial ou palmaire, incarne le visage de la Chine moderne, une nation qui allie innovation, sécurité et efficacité dans sa transformation numérique.
"Ici, même acheter une tasse de thé est une expérience technologique", conclut avec admiration un journaliste africain.
Fondée en 1998 à Shenzhen par Ma Huateng (Pony Ma), Tencent est aujourd'hui l'une des plus grandes entreprises technologiques du monde. Présente dans les domaines de l'Internet, des réseaux sociaux, du cloud computing, des jeux vidéo et de la finance numérique, la société s'est donnée pour mission de mettre "la valeur au service des utilisateurs, la technologie au service du bien".
Son siège régional de Shanghai, conçu par le cabinet Ronald Lu & Partners, à la fois moderne et écologique, abrite des espaces dédiés à l'intelligence artificielle, au big data et à la recherche numérique, participant à la construction d'une ville intelligente.
Ces journalistes participant au programme dh Centre international de communication de la presse de Chine (CIPCC) séjournent à Shanghaï depuis dimanche 02 novembre dernier. Ils sont invités pour couvrir l'Exposition internationale d'importation de la Chine (CIIE).
Christian-Timothée MAMPUYA depuis Shanghaï en Chine