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Électricité aux populations rurales en RDC : Le ministre des Ressources hydrauliques met l’accent sur le développement de mini-réseaux
Le développement de mini-réseaux reste une solution pour la fourniture de l’électricité aux populations rurales. C’est ce qu’a fait savoir le ministre des Ressources Hydrauliques, Teddy Lwamba qui prend part aux réunions annuelles de la Banque mondiale à Washington aux États-Unis d’Amérique, du lundi 21 au samedi 26 octobre.
C’est une des pistes pour améliorer l’accès à l’énergie dans les zones éloignées et souvent difficiles d’accès. Tel est le credo du patron des Ressources hydrauliques en RDC.
En outre, Teddy Lwamba a évoqué l’importance de l’énergie décentralisée et de l’intégration du secteur privé.
« L’État ne peut pas déployer ses efforts partout dans un pays aussi vaste« , a-t-il affirmé.
Mais malgré des ressources naturelles abondantes, le pays fait face à des défis majeurs en matière d’infrastructures.
« Nous avons pratiquement toutes les ressources nécessaires pour produire de l’électricité« , a-t-il ajouté.
À en croire Teddy Lwamba, la RDC dispose d’un potentiel solaire de 5,7 KW/m2. Ce qui met en lumière les atouts énergétiques du pays, mais souvent sous-exploités.
Situé au coeur de l’Afrique, le pays bénéficie d’un ensoleillement parmi les meilleurs d’Afrique, offrant ainsi une opportunité unique de développer des projets solaires.
En plus du solaire, la RDC détient 50 % des eaux d’Afrique, avec un potentiel hydroélectrique évalué à 100.000 mégawatts. Actuellement, seulement 2,5 % de ce potentiel est exploité.
A ce jour, la production d’électricité au Congo s’élève à 300 mégawatts, générant un chiffre d’affaires potentiel de 8 milliards de dollars américains.
Cette rentabilité démontre l’énorme potentiel du secteur, surtout dans un contexte où la Banque mondiale, en collaboration avec la Banque africaine de développement (Bad) a lancé le projet « Mission 300« . Ce dernier vise à garantir l’accès à l’électricité pour 300 millions de personnes en Afrique d’ici à 2030.
Les assemblées annuelles 2024 du Fonds monétaire international ( FMI) et du Groupe de la Banque mondiale ont débuté le lundi 21 et se clôtureront le samedi 26 octobre à Washington, D.C.
Outre la session plénière et les réunions du Comité du développement et du Comité monétaire et financier international, ces assemblées mettront en lumière les enjeux urgents de l’économie mondiale et des marchés financiers.
Gloire BATOMENE