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Dialogue avec le Rwanda, Fatshi réitère ses conditions : retrait des troupes du M23 et l’installation effective de l’autorité de l’Etat dans les zones jadis occupées par les rebelles
Ces exigences de Fatshi ont été rappelées au cours d’un briefing presse animé conjointement par Patrick Muyaya et Christophe Lutundula. Le patron de la diplomatie congolaise a insisté sur les conditions posées par le Président Félix Tshisekedi avant de dialoguer avec le Rwanda pour trouver des solutions durables à la crise sécuritaire de l’Est.
Ces conditions, a ajouté le VPM des affaires étrangères, commencent par le retrait des troupes du M23 par le Rwanda, ensuite, l’obtention de l’installation effective de l’autorité de l’Etat congolais dans les zones jadis occupées par le M23. C’est ainsi que la RDC pourra accepter de dialoguer avec le Rwanda et non pas le M23.

Six millions de déplacés
Christophe Lutundula a fait savoir que le problème de la tragédie humanitaire était également sur la table des discussions. A ces jours, la RDC a enregistré environ 6 millions de déplacés, un chiffre record qui ne peut passer sous silence.
«Nous avons posé le problème de la nécessité étant donné que nous devons dialoguer, d’avoir et de constituer une garantie de bonne fin du dialogue et garantir aussi la mise en œuvre des recommandations pour des mesures à prendre. Nous avons pensé aussi aux mesures préventives du conflit entre le Rwanda et la RDC », a-t-il indiqué.
S’agissant de la réunion du Conseil Paix et Sécurité de l’Union africaine, le communiqué final des travaux a été totalement en faveur de la RDC. Parmi les résolutions, le Conseil de sécurité de l’UA a décidé que le conseil Paix et Sécurité endosse la SAMIDRC (La mission de l’Afrique Australe en démocratique du Congo (comme la Monusco).

C’est le Conseil Paix et sécurité qui est l’organe de l’Union africaine compétente pour connaître toutes les questions ayant trait à la politique, la sécurité et la paix en Afrique. Ainsi, ce Conseil a toutes les compétences de prendre des décisions et recommandations.
Ainsi, ce Conseil a donné des instructions à l’Union africaine qui est l’Exécutif, de mettre à la disposition de la SAMIDRC les instruments et les armes qui sont stockés à Douala au Cameroun.
En guise de conclusions, il a été décidé que «La SADC réaffirme sa détermination et son engagement d’apporter à la RDC tout le soutien diplomatique et militaire ; Sur le plan diplomatique, la Rwanda n’a pas réussi à empêcher l’Union africaine d’endosser la SAMIDRC ; et le secrétariat exécutif de la SADC et la RDC doivent saisir les Nations Unies pour travailler ensemble. » Didier KEBONGO