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Des transporteurs en commun desservant la commune de Matete doublent le tarif de la course
En l’espace de quelques jours dans la ville de Kinshasa, le prix de transport en commun est en hausse sensible. Cas des courses en taxi et taxi-bus desservant la commune de Matete. A la suite du réajustement du prix à la pompe, le coût de transport sur la ligne Terminus Kinsaku- victoire passe de 500 Fc à 1000 Fc, de Kinsaku-Zando à 2000 Fc. Kinsaku- boulevard du 30 Juin à 2500 Fc voire 3000 Fc, et 1000 FC de Kinsaku à Bongolo et Kinsaku -Rond-point Ngaba.
A entendre certains conducteurs, cette situation serait la conséquence inéluctable, aussi bien de la pénurie d’approvisionnement en carburant que de la hausse du prix des produits pétroliers dans le pays depuis le lundi dernier. Autrement dit, il s’agit donc là, des effets d’entraînement qui en rajoutent aux spéculations ambiantes de transporteurs en commun malintentionnés.
Pour d’autres, cette hausse de prix de transport est causée par la tracasserie routière souvent à la base des embouteillages devenus le lot quotidien des Kinois.
Interrogé, Jacques Nkumba, exploitant la ligne Matete-boulevard du 30 Juin, renseigne que faire payer le double du prix de transport à leurs passagers, leur permet de bien réunir facilement la somme de versement journalier convenue avec les propriétaires de véhicules.
» En plus de la pénurie de carburant à Kinshasa, moi j’ai augmenté le prix de la course à cause des embouteillages qui nous immobilisent de fois pendant plus d’une heure. Pourtant, dans une heure on peut déjà effectuer 3 à 4 courses (aller-retour) et gagner plus d’argent« , a-t-il fait savoir.
De son côté, Yannick Mufua, taximan a reconnu la difficulté qu’éprouve la population de Kinshasa, à la suite de la structure des prix actualisés à la pompe. Mais, n’ayant pas de choix, il s’est accomodé, lui aussi, de cette nouvelle donne.
» Je suis père de famille, c’est grâce à mon travail que je nourris ma femme et les enfants. Volontairement je peux accepter de travail en ayant même un bénéfice minime mais étant donné que le poids de responsabilité pèse sur mes épaules, je n’ai pas d’autres choix que de suivre mes confrères qui ont doublé le prix de course« , s’est- plaint Yannick Mufua le conducteur.
A cet effet, quelques personnes trouvées au terminus de Matete et interviewées par notre rédaction se sont plaint en ces mots : » Déjà payer les 1000 FC pour nous était difficile vu la situation économique de notre pays. Si pour certaines personnes payer mille francs congolais pour effectuer une course ne pose aucun problème, mais pour d’autres ce n’est pas le cas ».
Et d’ajouter que, le plus grand problème ce que chaque conducteur fixe le prix selon son vouloir.
Ainsi, la population lance un appel aux autorités à consulter les opérateurs économiques du secteur afin de mette en place un mécanisme de concertation et de suivi pour la fixation du prix. Tricya MUSANSI