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*Le général Jean-Pierre Kasongo Kabwik promet de mettre fin à l'incivisme environnemental.
La lutte contre l'insalubrité à Kinshasa entre dans une nouvelle phase. Pour sa première…
Délabrement de la voirie de Kinshasa: l’indifférence des autorités inquiète la population
L’état de la plupart des routes dans la ville de Kinshasa se dégrade de plus en plus, surtout après la tombée des pluies. Mais en dépit de cette situation qui ternit l’image de la métropole congolaise, les autorités tardent à réagir.
Certains tronçons d’importance vitale risquent de devenir impraticables si des travaux d’urgence ne sont pas entrepris ces jours-ci. Tel est le cas de la route qui va de la Cité Verte au site touristique du lac de Ma Vallée, passant par le sanctuaire des gorilles Bonobo.
Cette bretelle va aussi jusqu’à l’usine de la Regideso. Elle sert surtout de voie d’évacuation des produits agricoles en provenance du territoire de Kasangulu.
Depuis plusieurs mois, des trous béants ont vu le jour à plusieurs endroits.
En face de la paroisse Sainte Rita, un grand bourbier s’est formé. Lorsqu’il pleut, ce bourbier se transforme en un lac que les habitants du coin ont nommé ironiquement « lac Fatshi« .
Un peu plus loin, avant d’atteindre la gare de l’Onatra, la route est sur le point de se couper en deux.
La route qui part de l’entrée Mikondo vers Buma, la localité où a été construite la luxueuse villa du feu Premier ministre Gizenga, se trouve dans un état d’insalubrité indescriptible.
Tant d’autres routes et tronçons à travers la capitale sont menacés de fracture.
L’on se demande, dès lors, comment sont affectés les fonds alloués par le Foner.
Il y a lieu de stigmatiser le système mis en place pour la réhabilitation des routes dans la ville de Kinshasa. L’on constate que plusieurs chantiers sont ouverts au même moment sans les moyens de les achever.
Ce saupoudrage de peu de moyens ne permet pas une bonne réhabilitation des voiries urbaines. Et ce n’est pas aux vieux habitués en la matière qu’on doit rappeler qu’avant le début des travaux, il faut absolument une planification pour l’atteinte des résultats escomptés.
Une autre faiblesse enregistrée dans la réhabilitation de routes concerne le manque de suivi des décisions prises. C’est le cas de l’opération « Kinshasa zéro trou« , lancée tambour battant il y a une année. Cette opération a accouché d’une souris. Au lieu de zéro trou, c’est le contraire qui s’est produit, avec la multiplication de milliers de nids de poule, qui sont à la base de nombreux embouteillages qu’on déplore dans la capitale.
L’heure est venue de mettre en place une bonne politique d’entretien et de réhabilitation de la voirie urbaine pour redonner à Kinshasa son visage d’antan. Cela requiert des dirigeants visionnaires et intègres à tous les niveaux, à qui il faut allouer des moyens nécessaires pour leur faciliter la tâche. Muke MUKE