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" Ils ont placé leur chien": la phrase choc de Félix Tshisekedi qui enflamme la toile et ravive les tensions avec le camp Kabila
À l'issue de la rencontre opposant de la RDC au Portugal, le Président de la République, Félix Tshisekedi, s'est adressé à la foule de Congolais réunis dans une fan zone à Houston, aux États-Unis, pour célébrer cette victoire.
Cependant, au-delà de l'exploit sportif, certaines déclarations du chef de l'État ont rapidement suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux et provoqué des réactions au sein du Front commun pour le Congo (FCC), la famille politique de l'ancien président Joseph Kabila.
Devant la diaspora congolaise, Félix Tshisekedi a déclaré : "On pensait que les sorciers étaient seulement au Rwanda, mais ils sont déjà sous nos pantalons".
Poursuivant son intervention, il a ajouté : "Les ennemis étaient entrés, nous étions distraits. Ils ont même écarté un fils du pays et ils ont placé leur chien, qu'ils pouvaient dresser à leur guise".
Sans citer explicitement une personnalité, ces propos ont immédiatement donné lieu à diverses interprétations.
LE NON-DIT DU MESSAGE PRÉSIDENTIEL
Bien que le Président n'ait mentionné aucun nom, certains observateurs estiment qu'il aurait fait allusion à l'ancien président Laurent-Désiré Kabila, considéré comme un " fils du pays", assassiné en janvier 2001, puis remplacé par son fils, Joseph Kabila.
Cette lecture, largement relayée sur les réseaux sociaux, alimente le débat politique et les controverses autour du sens réel des déclarations de Félix Tshisekedi. Le non-dit du message présidentiel est de nature d'allumer le feu.
Du côté du FCC, la réaction n'a pas tardé. Richard Muyej, ancien gouverneur du Katanga, a vivement dénoncé les propos du chef de l'État.
" CE POSITIONNEMENT TEND A DEVENIR UNE CONSTANTE DE GOUVERNANCE "
"C'est avec un profond regret que j'ai pris connaissance des déclarations offensantes tenues par le Président de la République à l'égard de son prédécesseur, dont chacun garde en mémoire la transition pacifique et exemplaire.
Qu'une telle sortie survienne en pleine célébration d'un succès sportif national, un moment qui devrait sceller notre unité heurte la conscience collective et fragilise les repères moraux de notre jeunesse. Le chef de l'État se situe au premier rang de la sphère de référence pour les générations futures ; la dignité de sa fonction exige une parole qui rassemble, inspire et éduque, plutôt qu'elle ne divise.
Force est de constater, avec une profonde inquiétude, que ce positionnement n'est plus un incident isolé, mais tend à devenir une constante de gouvernance".
À l'heure où nous mettons sous presse cet article, aucune réaction officielle du pouvoir n'a été enregistrée. Ni le porte-parole du Gouvernement, ni l'Union sacrée de la Nation, encore moins l'UDPS, parti politique du chef de l'État, ne se sont exprimés sur cette nouvelle polémique.
Alors que les interprétations se multiplient, l'opinion attend désormais des éclaircissements sur la portée exacte des propos tenus par le Président Félix - Tshisekedi devant la diaspora congolaise.
César IPOKA