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Covid-19 : L’Ecole de Santé publique recommande le dépistage de masse
L’Ecole de Santé publique de l’Université de Kinshasa a présenté, le week-end dernier, les résultats des études qualitatives qu’elle a menées dans le cadre du projet d’évaluation de la riposte contre la Covid-19 en Afrique centrale, entre autres, en RDC, en Ouganda, au Nigeria et au Sénégal,. Au terme de ces études, les chercheurs recommandent entre autres, le dépistage de masse et la sensibilisation pour la poursuite des services de santé de base dans les hôpitaux durant cette pandémie.
C’est le professeur Mapatano Mala Ali qui a présenté les résultats de la première étude sur la riposte et la surveillance de la pandémie de Covid-19 en Afrique. Il a affirmé que le système de dépistage mis en place en RDC a inspiré plusieurs pays africains.
La particularité de ce système de surveillance est qu’il est digitalisé, car utilisant les smartphones, et basé sur une approche multisectorielle. Il s’appuie sur les structures existantes et implique les relais communautaires.
L’étude note cependant un problème de communication entre les niveaux national et infranational, le rôle négatif joué par les réseaux sociaux, la lenteur dans la transmission des échantillons, faute de laboratoires appropriés à l’intérieur des pays et l’incapacité des Etats à produire des tests rapides à l’exception du Sénégal.
Le professeur Mapatano a par ailleurs, décrié le fait que ce système de dépistage qu’utilise actuellement la RDC ne permet pas de détecter tous les cas, de maîtriser l’ampleur de la maladie au pays, car fondé sur la technique de dépistage par groupe à risque.
Il recommande ainsi le dépistage de masse à Kinshasa, comme dans les provinces de la RDC, afin d’avoir une vue un peu plus large de l’existence de la Covid-19.
Coordonnateur de ce projet au ministère de la Santé, Dr Patrick Mvumbi a présenté l’étude sur l’impact de la Covid-19, et sur des mesures barrières mises en œuvre, sur la continuité des services de santé essentiels, notamment la vaccination des enfants et la prise en charge des maladies infectieuses.
Cette étude revèle que beaucoup de services de santé essentiels ont été perturbés, suite à la focalisation des efforts du pays sur la riposte contre la Covid-19.
« De manière générale, la Covid-19 et les mesures qui ont été mises en œuvre ont réduit l’accessibilité des soins de santé essentiels de manière générale. Toute cette peur et cette restriction de mobilité a fait que les gens n’ont pas voulu se rendre à l’hôpital de peur de se faire détecter la Covid-19 et y être retenus« , a indiqué le Dr Mvumbi.
Ce médecin met le curseur sur la sensibilisation de la population à ne pas négliger les services de santé essentiels, la fourniture des équipements de protection individuelle aux prestataires de santé et l’approvisionnement régulier de leurs établissements en médicaments, vaccins, antipaludiques.
Cet atelier de restitution a été ouvert par le secrétaire général à la Santé. Son intervention a été précédée par celle du directeur de l’Ecole de Santé publique, le professeur Mashinda.
Ce dernier s’est attelé sur la décentralisation de la surveillance de la pandémie de Covid-19 et la création d’une structure au niveau national qui gèrerait toutes les épidémies et toutes les catastrophes.
« L’objectif en présentant les résultats de ces études est noble. Le système de santé a besoin des données pour peaufiner les stratégies et politiques de lutte contre la Covid-19. En ce moment-ci, le secrétariat technique à la Riposte, avec le professeur Muyembe, est en train d’élaborer le nouveau Plan stratégique de la riposte. Donc, ces données leur seront communiquées avec tous les bailleurs et les partenaires qui interviennent dans le secteur de la santé en RDC« , a précisé ce professeur.
Orly-Darel NGIAMBUKULU