Dernière minute
Société
“Mon père avait raison”. C'est le titre d'une chanson très célèbre de l'artiste ivoirien Aloha Blondy (de son vrai nom Seydou Koné). Ceux qui la connaissent s’en sont vite rappelé. Mais “Mon père avait raison”.peut faire également référence au célèbre film de Sacha Guitry. “Mon père avait raison…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
*Le SG de l'UDPS parle d'une "mauvaise interprétation"
Le président intérimaire de l'UDPS, Augustin Kabuya, a fermement démenti les accusations selon lesquelles le président de la…
Étranger
Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement de la République du Burundi, Édouard Bizimana, a salué, vendredi à Rabat, les initiatives…
Nation
La Croix-Rouge de la R é p u b l i q u e démocratique du Congo condamne, avec la plus grande fermeté, le meurtre de deux de ses volontaires, survenu le 16 juin 2026 dans le village de Kakumba (…
"Celui qui envie quelqu'un d'inférieur à lui ne mérite aucune attention. Moins on vit, mieux on se porte. Ce sont les grands qui envient, jamais les petits"
La réflexion à caractère philosophique d'aujourd'hui est, une fois de plus, dénichée, comme la plupart d'ailleurs, sur la portière arrière d'un bus de marque Mercedes Benz Sprinter 312 sur laquelle ces messages sont écrits.
Contrairement à la plupart des engins qui nous servent souvent de source, celui-ci n'est pas peint en jaune qui caractérise les véhicules comme aux transports en commun à Kinshasa. Fermons cette parenthèse.
Nos recherches aboutissent à ce résultat: cette réflexion est une citation célèbre de l'artiste musicien congolais Ferre Gola, souvent partagée par ses fans (les "Golois") pour illustrer une certaine philosophie de vie face à la jalousie et au succès.
Le message comporte trois parties distinctes : la première partie est "Celui qui envie quelqu'un d'inférieur à lui ne mérite aucune attention".
Ici, l'auteur souligne l'absurdité de la jalousie descendante. En principe, l'envie se dirige vers ce que l'on n'a pas ou vers ceux qui possèdent "plus" et auquel les envieux aspirent.
Si une personne établie ou "supérieure" (socialement, professionnellement) commence à jalouser quelqu'un qu'elle considère comme "inférieur", cela révèle une grande insécurité ou une bassesse de caractère qui, selon l'auteur, ne mérite même pas d'être relevée.
Ici, d'ailleurs, la personne qui envie est considérée ne pas mériter aucune attestation. Remarquez l'utilisation du déterminant ou pronom indéfini "Aucun(e)" qui signifie "pas un", "nul". Ce qui souligne la force de la négation utilisée ici.
La deuxième partie "Moins on vit, mieux on se porte" peut sembler pessimiste ou paradoxale, mais elle s'interprète généralement de deux façons dans ce contexte : la discrétion : "Vivre moins" signifie ici s'exposer moins.
En vivant caché ou en restant loin des projecteurs et des conflits sociaux, on s'épargne les problèmes, les trahisons et la méchanceté d'autrui.
A ce sujet, l'expression "Pour vivre heureux, vivons cachés" (tirée de la fable Le Grillon de Florian, 1793) suggère que la discrétion protège le bonheur des jalousies et des influences négatives. Moins on s'implique dans les futilités du monde, plus on préserve sa paix intérieure. Quant à la troisième partie, "Ce sont les grands qu'on envie, jamais les petits", c'est une forme de consolation face à l'adversité. L'idée est que la critique et la jalousie sont les rançons du succès. On ne cherche pas à abattre un arbre qui ne porte pas de fruits. Si vous êtes la cible d'attaques ou d'envie, c'est la preuve que vous avez atteint une certaine "grandeur" ou réussite qui dérange.
En résumé, c'est un message de résilience. Il suggère que pour vivre heureux, il faut savoir rester discret ("vivre moins") et ignorer les jaloux, car leur haine est finalement un hommage involontaire à votre propre importance.
Kléber KUNGU