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Célébration de la journée africaine de l’Etat civil : Les professionnels des médias appelés à intensifier la communication sur l’enregistrement à l’état civil
Les professionnels des médias ont été appelés à intensifier la communication en ce qui concerne l’enregistrement des enfants à l’Etat civil. Cette demande a été faite par les experts lors d’un atelier organisé par l’Unicef, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur. Ce, en marge de la journée africaine de l’Etat civil célébrée le 10 août de chaque année dans l’objectif de sensibiliser le public à l’importance de rendre tout le monde visible en Afrique grâce à un système performant d’enregistrement des faits de l’Etat civil.
Au cours des échanges entre experts du secteur, les petites prenantes et journalistes, le chargé de protection de l’enfant et enregistrement des naissances à l’Unicef, Diouf Massamba, a laissé entendre que la RDC a un besoin énorme de renforcement de communication sur la sensibilisation afin de relever le taux d’enregistrement de naissance à l’Etat.
D’après lui, le taux d’enregistrement à l’Etat de la RDC doit passer de 40% vers un taux meilleur pour atteindre les objectifs du développement durable (ODD) d’ici 2030. Il a par ailleurs, invité à la collaboration entre les différents services de l’état et autres.
Au nom du ministre de l’Intérieur, le chef de Division à l’État civil et point focal national de l’État civil, Belly Lunanga, est revenu sur l’importance de la prise en charge des opérations d’enregistrement, d’identification de la population par l’Etat, le soutien financier et technique pour la production entre autres des registre et autres documents importants ainsi que le lien qui existe entre l’enregistrement de l’état civil et l’identification de la population ou l’identité juridique.
L’experte juriste à l’Office national de l’identification de la population (Onip), Chantal Lukadi, a lors de son intervention axé sur l’interopérabilité du système de l’état civil et du FGP, expliqué quelques concepts importants évoqués lors de cette rencontre.
Elle a tout d’abord expliqué le Fichier général de la population (FGP) comme une référence unique pour l’identification des individus et une source unique pour les données utilisées pour la production de tous les titres et documents sécurisés.
Ensuite, l’interopérabilité comme étant un mécanisme d’enregistrement systématique des données individuelles concernant chaque membre de la population résidente d’un pays ou d’une région.
Avant d’expliquer que le système de l’état civil n’est peut pas marcher seul sans le FGP et vice-versa.
« Les faits de l’état civil jouent un rôle très important, car ils alimentent le FGP. Ces faits sont notamment, les nouvelles naissances, les décès et le mariage. Une fois qu’il y a mariage ou naissance et décès, on procède à l’enregistrement à la commune ensuite on délivre une attestation de décès ou un acte de naissance, avant de faire le rapport à l’Onip pour l’enregistrement dans le FGP« , a-t-elle expliqué.
Pour cette année, l’activité a été placée sous le thème » Renforcer des liens entre le système d’enregistrement des faits d’état civil, des statistiques y afférentes (CRVS) et le système d’identité juridique par la transformation numérique au service d’une inclusion plus forte».
Tricya MUSANSI