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" Campagne pas d'école sans banc " : le Service national offre 1.300 bancs à l'institut Bobokoli et au Lycée Shawumba
La caravane du Service national (SN) a repris sa route le vendredi 5 septembre à Kinshasa dans le cadre de la poursuite de sa campagne " Pas d'école sans banc ". Deux établissements emblématiques en ont bénéficié : l'Institut Bobokoli de Delvaux et le Lycée Monseigneur Shaumba, gratifié respectivement de 1000 et de 300 pupitres flambant neufs.
Sous la conduite du lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national, cette opération s'inscrit dans la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi de doter les écoles du pays des infrastructures scolaires dignes, tout en valorisant la réinsertion des jeunes formés au centre pilote Laurent-Désiré Kabila de Kaniama-Kasese.
Au Lycée Shaumba, institution de prestige vieille de 64 ans, la cérémonie avait valeur de symbole. Pour la première fois, l'État congolais offrait directement des pupitres aux élèves. " Malgré les immenses forêts du Congo, jamais l'État n'avait offert des bancs aux écoles à travers un programme structuré. Ce geste honore la vision du Chef de l'État ", a salué la préfète Gaspardine Bomo, non sans adresser une requête particulière : " Nous espérons que le Service national pensera aussi à nos encadreurs, avec un appui de 50 tables et 50 chaises."
Un peu plus tôt, à l'Institut Bobokoli, la remise des 1 000 bancs a provoqué une vive émotion dans le quartier. Les habitants, témoins de la transformation d'anciens "kuluna " devenus bâtisseurs, n'ont pas caché leur fierté :
" Hier ils étaient des délinquants, aujourd'hui ils fabriquent des bancs pour nos enfants. C'est incroyable", confie un riverain.
" Au lieu de voir des jeunes brandir des machettes, on les voit produire pour l'avenir. C'est un vrai changement ", ajoute une passante.
L'éducation demeure une priorité nationale
Créé en 1956 et comptant plus de 5 000 élèves, l'Institut Bobokoli reste un pilier du système éducatif congolais. Son préfet, Édouard Yata, a parlé d'un " geste d'espérance ", rappelant que, malgré les crises qui secouent l'Est du pays, " l'éducation demeure une priorité nationale et une arme de souveraineté ".
Les principaux bénéficiaires, les élèves eux-mêmes, ne cachaient pas leur joie :
" Je suis très contente, cela nous encourage à bien étudier ", a confié une élève du Bobokoli.
" Ces bancs sont un grand cadeau, nous les recevons à bras ouverts ", a ajouté une autre, sourire aux lèvres.
Avec déjà plus d'une vingtaine d'écoles desservies en deux ans, la campagne " Pas d'école sans banc " illustre la matérialisation d'une promesse présidentielle : offrir à chaque enfant congolais des conditions d'apprentissage décentes. Le Service national, fer de lance de cette politique, poursuit sa mission à Kinshasa comme en province.
Dans l'attente de la prochaine étape de la caravane, un message s'impose : là où il y avait désœuvrement et violence, se forgent désormais des bancs, des pupitres et, surtout, des espoirs.
Jérémie ASOKO