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Beni: les quatre communes de Beni exposées à une insécurité chronique
La situation sécuritaire se dégrade à nouveau dans la ville de Beni, au Nord-Kivu. Des incursions nocturnes répétées et des actes de violences armées sont signalés dans plusieurs quartiers, plongeant la population dans une peur permanente. Cette recrudescence de l’insécurité inquiète fortement les habitants et les organisations de la société civile.
La coordination urbaine de la Société civile Forces vives de Beni affirme suivre de près cette détérioration sécuritaire. Elle exprime sa compassion aux familles victimes d’attaques survenues notamment dans la nuit du 15 au 16 janvier, marquée par des scènes de panique et de nombreux dégâts matériels et des cas de blessés.
Selon cette structure citoyenne, ces incursions nocturnes s’accompagnent de graves violations des droits humains, notamment des cambriolages systématiques, des extorsions de biens et d’argent, des coups et blessures, des cas de viols ainsi que des meurtres ciblés ou non.
Huit quartiers ont été particulièrement touchés ces derniers jours. Il s’agit de Kanzulinzuli, Ngongolio, Butsili, Tamende, Masiani, Paida, Kasabinyole et Vingazi. Un constat alarmant qui démontre que les quatre communes de la ville de Beni sont désormais exposées à cette insécurité grandissante.
Les assaillants opèrent, selon plusieurs témoignages, à l’aide d’armes à feu et d’armes blanches. Certains seraient vêtus en tenue civile, tandis que d’autres porteraient des uniformes semblables à ceux des forces de sécurité, une situation qui entretient la confusion et complique l’identification des véritables auteurs.
Face à cette nouvelle vague de violences, la Société civile Forces vives appelle les autorités compétentes à renforcer urgemment les dispositifs de sécurité afin de protéger la population et ses biens. Dans cette ville, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, l’insécurité continue malheureusement d’inquiéter les nuits, laissant les habitants vivre dans l’angoisse et l’incertitude.
Pascal NDUYIRI, au Nord-Kivu