Dernière minute
Société
Près de 200 étudiants en provenance des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment des zones sous contrôle de l’AFC-M23, ont rejoint l’Université de Kisangani pour poursuivre leur cursus académique. Ce déplacement intervient après la suspension, en août dernier, des activités de plusieurs…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
La 12ème édition du Forum international des élites féminines (Fief) a officiellement démarré jeudi à Kinshasa pour renforcer les capacités des femmes et des jeunes filles et favoriser leur…
Étranger
L’Europe a décidément de robustes relents colonialistes dans sa manière d’être et dans sa façon de faire. Pour Sebta, Melilla et les îles voisines, elle prend fait et cause pour l’Espagne et pour…
Nation
Des diplomates, des hommes d’affaires, des amoureux de la gastronomie et autres convives ont dégusté des plats à la saveur marocaine, le samedi 10 octobre dans la soirée sous la houlette de l’…
Attaques meurtrières des ADF: la Monusco renforce sa présence au Nord-Kivu et en Ituri
L’est de la RD-Congo est à nouveau plongé dans l’horreur. Entre le 9 et le 16 août, des attaques attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF) ont fait près de 60 morts civils dans les territoires de Beni et de Lubero, selon plusieurs sources locales. Face à ces violences, la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en RDC (MONUSCO) a élevé une voix de condamnation ferme et annoncé un renforcement immédiat de ses dispositifs sécuritaires.
Dans un communiqué rendu public le lundi 18 août, la MONUSCO a confirmé la mort d’au moins 52 civils, dont huit femmes et deux enfants parmi eux une fillette. Le bilan, déjà tragique, pourrait encore s’alourdir. Les attaques se sont accompagnées d’enlèvements, de pillages, d’incendies de maisons, de véhicules et de motos, plongeant davantage des populations déjà fragilisées dans la précarité.
« Des attaques intolérables » – Bintou Keita
Pour la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en RDC et Cheffe de la Monusco, Bintou Keita, ces violences ciblant des innocents sont «intolérables».
«Ces attaques visant des civils, qui s’ajoutent aux atrocités commises fin juillet à Komanda, constituent de graves violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme. Je présente mes sincères condoléances et celles des Nations Unies aux familles et communautés endeuillées, et réaffirme ma solidarité aux populations affectées», a-t-elle déclaré.
La Cheffe de la MONUSCO a réitéré l’appel des Nations Unies aux groupes armés étrangers, y compris les ADF, pour qu’ils déposent les armes sans conditions et regagnent leurs pays d’origine. Elle a aussi exhorté les autorités congolaises à diligenter des enquêtes en vue de traduire les responsables de ces massacres devant la justice.
Une présence militaire renforcée
Face à cette nouvelle flambée de violence, la MONUSCO affirme avoir renforcé sa présence militaire et son appui aux autorités congolaises. Les 13 et 14 août, lors d’incidents à Mayi-Moya (Nord-Kivu), elle a protégé 206 civils, dont 70 femmes et 93 enfants, réfugiés dans sa base militaire. Sa Brigade d’intervention a parallèlement mené des patrouilles nocturnes conjointes avec les FARDC.
Dans le même communiqué, la Mission indique avoir intensifié ses actions de protection autour de Oïcha, épicentre de plusieurs attaques, en multipliant les patrouilles diurnes et nocturnes sur l’axe Mavivi–Eringeti, fortement peuplé et particulièrement vulnérable. En Ituri, des troupes additionnelles ont été déployées à Komanda et à Ofaye pour prévenir de nouvelles atrocités.
«La MONUSCO reste pleinement engagée aux côtés des autorités congolaises et des communautés locales pour prévenir de nouvelles violences, protéger les civils, réduire les tensions et contribuer à la stabilisation des zones affectées», a assuré la mission onusienne.
Ces massacres interviennent après le massacre de Komanda
Ces attaques interviennent moins de trois semaines après le carnage de Komanda dans le territoire d’Irumu (Ituri), également attribué aux ADF. Pour les observateurs, elles traduisent la capacité persistante de nuisance de ce groupe armé malgré les offensives conjointes menées par les armées congolaise et ougandaise.
La dernière attaque en date, le samedi 16 août à Oïcha, a profondément choqué l’opinion : neuf civils ont été exécutés et une dizaine de maisons incendiées. Des images atroces circulant sur les réseaux sociaux montrent notamment un bébé calciné, symbole insoutenable de la barbarie qui frappe cette région.
Ézéchiel Monteirious MONTEIRO