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Attaques du M23 à Goma : le gouvernement congolais annonce un lourd bilan humain
Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a annoncé, le samedi 1er février, un bilan provisoire d'au moins 773 morts et environ 2 880 blessés à la suite des attaques menées par les rebelles du M23 dans la ville de Goma et ses environs, en province du Nord-Kivu.
Ces chiffres ont été communiqués par le ministre de la Santé, Roger Kamba, lors d'un point de presse conjoint avec son collègue en charge de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya.
Le ministre de la Santé a précisé que ces données restent partielles, car plusieurs décès n'ont pas encore été signalés et de nombreux blessés n'ont pas pu accéder aux structures de soins.
"Nous continuons à recevoir des informations et nous nous attendons à une évolution de ces chiffres. Plusieurs blessés n'ont pas encore pu être pris en charge dans nos structures médicales", a-t-il déclaré.
Face à cette situation critique, Médecins Sans Frontières (MSF) est sollicité pour acheminer en urgence des médicaments et du matériel médical en faveur des blessés, qu'ils soient civils ou militaires.
L'ONU confirme des pertes humaines massives
Dans une déclaration antérieure, les Nations Unies avaient déjà fait état d'un bilan similaire. Le 31 janvier, le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, annonçait qu'au moins 700 personnes avaient perdu la vie et 2 800 autres avaient été blessées lors des combats ayant opposé les Forces Armées de la RDC (FARDC) aux rebelles du M23, entre le 26 et le 30 janvier.
M. Dujarric a également averti que ces chiffres pourraient être revus à la hausse à mesure que de nouvelles informations émergent.
"L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et ses partenaires ont mené une évaluation en collaboration avec le gouvernement au cours des cinq derniers jours. Ils rapportent que 700 personnes ont été tuées et 2 800 blessées reçoivent des soins dans les établissements de santé, mais ce bilan risque d'augmenter dans les prochains jours", a-t-il déclaré.
Une situation humanitaire préoccupante
La détérioration rapide de la situation sécuritaire à Goma et dans ses environs soulève de sérieuses inquiétudes quant à l'ampleur de la crise humanitaire en cours. Alors que les hostilités se poursuivent, les besoins médicaux et logistiques deviennent de plus en plus urgents, nécessitant une réponse rapide des autorités et de la communauté internationale.
Le gouvernement congolais, appuyé par ses partenaires, s'efforce de coordonner l'assistance humanitaire et d'assurer une prise en charge efficace des victimes.
Jérémie ASOKO