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Assassinat d’une humanitaire française de l’Unicef à Goma, Emmanuel Macron en appelle au strict respect du droit humanitaire
L’attaque de drones à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, a causé d’énormes dégâts matériels
et humains, affectant notamment les travailleurs humanitaires dont une Française agent du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). En réaction, le président français Emmanuel Macron tient au respect du droit international humanitaire et a rappelé que ces humanitaires s’engagent pour sauver des vies dans cette partie du pays, où la situation sécuritaire demeure préoccupante et précaire, à la suite des affrontements entre la rébellion de l’AFC/M23 aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
«Une humanitaire française de l’Unicef a été tuée à Goma. À sa famille, à ses proches, à ses collègues, j’adresse le soutien et l’émotion de la nation. J’appelle au respect du droit humanitaire et des personnels qui sont sur place et qui s’engagent pour sauver des vies», a réagi sur X Emmanuel Macron, le locataire de l’Élysée.
La ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, actuellement sous contrôle de la rébellion de l’AFC/M23, a été la cible des frappes de drones. À en croire les dirigeants de ce mouvement rebelle, qui contrôle également de vastes pans des provinces du Nord et du Sud-Kivu, ces attaques sont l’œuvre de l’armée congolaise.
Selon un bilan provisoire communiqué par la rébellion de l’AFC/M23, 3 morts ont déjà été enregistrés.
37 INCIDENTS AFFECTANT LES HUMANITAIRES ENREGISTRÉS
Selon l’Ocha, 37 incidents affectant les acteurs humanitaires ont été enregistrés dans la partie orientale du pays en janvier 2026, soit une baisse par rapport aux 48 incidents recensés en décembre 2025.
Bien avant ces incidents qui touchent désormais Goma, dans une déclaration conjointe rendue publique le jeudi 05 mars, la Belgique, le Danemark, l’Union européenne ( UE), la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni et les États-Unis d’Amérique ont exprimé leur profonde inquiétude face aux violations récentes et continues des cessez-le-feu dans l’Est de la RDC.
Ces cessez-le-feu avaient été garantis par la signature des Accords de Washington le 4 décembre 2025 et par l’engagement pris à Doha le 19 juillet 2025 en faveur d’un cessez-le-feu permanent et d’une cessation définitive des hostilités.
Les initiatives diplomatiques, notamment les processus de Washington et de Doha, appuyés par l’Union africaine (UA) piétinent sur terrain, dans un contexte de tensions persistantes entre Kinshasa et le Rwanda de Paul Kagame et l’AFC/M23.
Gloire BATOMENE