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Arlette, Huguette et Niclette : trois mamans, un bouclier pour la vie
A la zone de santé de Makala dans la ville de Kinshasa en République Démocratique du Congo, il existe des histoires vraies, de courage et de vaccination.
À Makala, commune vibrante et colorée de Kinshasa, la vie pulse dans les ruelles animées. Mais un défi ombre ce dynamisme : la faible couverture vaccinale de routine. Centres de santé aux séances irrégulières, insécurité freinant les déplacements, rumeurs persistantes (" Les vaccins rendent stérile, nuisent aux enfants "), oublis, croyances et pères hésitants... Trop d'enfants grandissent sans protection. Pourtant, trois mamans - Arlette Baswe, Huguette Massamba et Niclette Mayala - ont brisé le cercle. Avec un rêve commun : un avenir sain pour Ophranel, Sublime et Naël.
Mercredi matin, au centre de santé Mérida dans l'aire de santé de Mawanga. Arlette Baswe arrive la première, carnet en main, son bébé Ophranel blotti contre sa poitrine. L'agitation règne : bébés qui pleurent, mamans en file. L'infirmière titulaire Clarisse Mobidi l'accueille avec un sourire : " Bravo, Arlette ! Tu suis le calendrier à la lettre. "
Parfois, les oublis guettent. Mais les relais communautaires frappent aux portes : " La vaccination, c'est maintenant ! " Grâce à eux, Arlette ne manque rien. Ophranel, 6 mois, rit aux éclats, protégé contre la polio et la rougeole. " C'est ma promesse à lui ", dit Arlette, inspirant les autres dans la file.
HUGUETTE ET SUBLIME : LE DOUTE VAINCU PAR
LA CONFIANCE
À l'avenue Mbumbu, quartier Mikasi, Huguette Massamba, mère de cinq enfants, s'active entre casseroles et jeux d'enfants. Les rumeurs l'avaient piégée: " La vaccination rend stérile, les Blancs veulent du mal à nos enfants ". Influencée, et par son mari dubitatif, elle refusait pour Sublime, son cadet.
Puis Arlette et l'infirmière Clarisse interviennent. " Un vaccin protège contre une maladie précise, comme une armure ", explique Clarisse. Le doute s'effrite. Huguette dit oui. Aujourd'hui, Sublime gazouille, carnet rempli. " J'ai écouté les vraies infos, pas les murmures. Vacciner, c'est aimer sans limite ", confie-t-elle, les yeux brillants.
NICLETTE ET NAËL : LA VICTOIRE SUR LES REFUS FAMILIAUX
A l'aire de santé Kisantu toujours à Makala, Niclette Mayala entre, Naël dans les bras. De la naissance à 11 mois, son bébé n'avait reçu qu'une dose à 45 jours. Son mari s'opposait fermement : "Ça rend les enfants malades ! " Rumeurs et insécurité compliquaient tout.
Mais les informations circulent : relais, mamans solidaires. Niclette dialogue enfin avec son époux. Il accepte sous conditions, mais accepte. Le rire de Naël emplit la salle d'attente : une grande victoire. " On protège ensemble maintenant ", sourit Niclette.
Ces trois mamans repartent de Makala, carnets bien remplis. Arlette la fidèle, Huguette la convertie, Niclette la persuasive. Elles ont affronté les obstacles : centres peu actifs, routes risquées, rumeurs toxiques, pères distants. Mais quand une maman rassure l'autre, quand un relais toque à la porte, la magie opère.
À Makala, comme partout en RDC, la vaccination est une promesse de vie. Pour Ophranel, Sublime, Naël... et tous les enfants. Ensemble, brisons les barrières. Impliquons-nous, informons-nous, vaccinons! C'est le bouclier de notre communauté.
Pour Unicef RDC, la vaccination, c'est maintenant. Les parents sont priés de se rendre dans les centres de santé le plus proche.
Mathy Musau